L'effort du gouvernement sur la dette devra rapporter, il n'y aura pas de précipitation

13/09/13 à 12:41 - Mise à jour à 12:41

Source: Le Vif

(Belga) Le Premier ministre Elio Di Rupo a rappelé vendredi, à l'occasion de la première conférence de presse du gouvernement fédéral depuis la rentrée, le calendrier budgétaire qui attend son équipe dans les prochaines semaines. Celui-ci est notamment dicté par l'agenda européen. Il n'y aura cependant pas de précipitation concernant l'effort qui devra être réalisé sur la dette.

L'effort du gouvernement sur la dette devra rapporter, il n'y aura pas de précipitation

La Commission européenne avait accepté au début de l'année de donner un peu de mou à la Belgique (contre laquelle a été engagée une procédure en déficit excessif) sur son déficit nominal à condition qu'elle améliore son déficit structurel et qu'elle maintienne son taux d'endettement en-dessous des 100%. Or, au cours des derniers mois, le rapport de la dette au PIB a quelque peu repassé la barre fatidique. On s'attend dès lors à ce que le gouvernement fédéral se sépare de certains actifs d'ici la fin de l'année afin de rencontrer l'objectif européen. Il y aura "d'abord la rigueur des budgets, puis nous examinerons quelle dynamique adopter pour la relance", a rappelé vendredi M. Di Rupo, interrogé sur le calendrier des prochaines semaines. Le rapport du Comité de monitoring sera disponible ce vendredi et dès lundi après-midi, le gouvernement entamera l'analyse politique du document. La Commission européenne attend de la Belgique qu'elle lui livre l'ajustement 2013 pour le 21 septembre et l'objectif budgétaire 2014 pour le 15 octobre. Ensuite, le fédéral et les Régions se concerteront, avec les partenaires sociaux, en vue de la conclusion d'un pacte de compétitivité et pour l'emploi. Il faudra voir "quelle dynamique" adopter, a commenté M. Di Rupo qui a précisé avoir déjà échangé à cet égard avec le ministre-président flamand, Kris Peeters, les deux hommes étant revenus vendredi de leurs missions respectives en Chine. Concernant la dette, on évoque des ventes d'actifs, par exemple dans Belgacom, BNP Paribas... Le Premier ministre a indiqué que le travail n'avait pas permis à ce stade de préciser l'effort. "Il faut faire des opérations qui ont du sens et qui rapportent. Il faut le meilleur rapport possible dans les délais les meilleurs possibles", a expliqué M. Di Rupo, refusant de s'enfermer dans des délais. "J'espère que cela pourra se faire pour le 31 décembre mais si on ne peut pas, on ira expliquer à la Commission, qu'on n'est pas à deux mois près, pour autant qu'on puisse maintenir un stock de dette acceptable", a-t-il précisé. Dans le journal 'Le Soir', le ministre du Budget, Olivier Chastel, a indiqué qu'il fallait trouver entre 1,8 milliard et 2 milliards d'euros pour ramener le ratio de la dette en-dessous des 100%. Il évoque l'intérêt "stratégique" à voir l'Etat conserver une majorité dans Belgacom, s'interrogeant par ailleurs sur la nécessité de rester actionnaire à la hauteur du niveau actuel dans un certain nombre d'organismes bancaires. (Belga)

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