L'autorisation du TAP est nécessaire dans le cas d'une médiation entre Martin et Lejeune

27/09/12 à 17:13 - Mise à jour à 17:13

Source: Le Vif

(Belga) Dans le cas d'une médiation entre Michelle Martin et Jean-Denis Lejeune, l'autorisation du tribunal de l'application des peines (TAP) est nécessaire, a indiqué jeudi l'avocat de Michelle Martin, Me Thierry Bayet. Les modalités pratiques de la médiation doivent être entourées de garanties pour les deux parties et le TAP doit obligatoirement marquer son accord.

L'autorisation du TAP est nécessaire dans le cas d'une médiation entre Martin et Lejeune

Dans la mesure où les parties civiles avaient requis qu'une certaine distance soit établie entre elles et Michelle Martin, certaines conditions de la libération de Mme Martin pourraient être modulées afin que, le cas échéant, la médiation ait lieu. "Concrètement, une fois que les deux parties se sont mises d'accord sur l'organisation de la médiation, le conciliateur en charge du dossier doit présenter les modalités pratiques aux conseils de celles-ci. Il s'agit par exemple du lieu, de l'encadrement et du déroulement de la médiation en fonction de ce qui est faisable. Ensuite, il revient aux avocats de faire la démarche auprès du TAP qui, en ultime instance, marque son accord ou pas", explique Me Bayet. L'avocat de Michelle Martin rappelle également qu'une médiation ne vise pas à confronter immédiatement la victime et l'auteur. "Des rencontres individuelles sont organisées au préalable afin d'évaluer les attentes de chacun, qui sont généralement plus fortes chez la victime. Mais il faut bien savoir qu'une médiation ne débouche pas sur l'octroi d'un pardon. L'objectif est plutôt de privilégier le dialogue pour comprendre ce qui n'a pas été compris", poursuit-il. Le suivi de la médiation par un psychologue n'est pas systématique. "Chaque médiation est mise sur pied au cas par cas", conclut Me Bayet. (PVO)

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