L'Afghanistan est le nouveau Vietnam des Etats-Unis selon les talibans

02/01/13 à 14:40 - Mise à jour à 14:40

Source: Le Vif

(Belga) Les talibans afghans ont comparé mercredi le retrait progressif des forces de l'Otan menées par les Etats-Unis au départ des soldats américains du Vietnam au milieu des années 70, dans leur bilan de la dernière année qualifiée de "début de la fuite des envahisseurs".

Les forces de la coalition "ont complètement perdu leur volonté de se battre et ont dans la pratique commencé le processus de retrait", estiment les talibans afghans dans un communiqué intitulé "Un bref aperçu de 2012". "Lorsque les Etats-Unis ont été confrontés à la défaite totale au Vietnam, ils ont dit 'Déclarons la victoire et tirons-nous'. Aujourd'hui, ils veulent utiliser la formule 'Transférons la sécurité et tirons-nous' de l'Afghanistan", poursuivent les insurgés. "En vérité, ils veulent quitter l'Afghanistan comme ils se sont enfuis du Vietnam", soutiennent les insurgés, qui espèrent reprendre le pouvoir à Kaboul après la mission de combat des 100.000 soldats de l'Otan à la fin 2014. La coalition estime que les forces nationales afghanes ont déjà pris à leur charge 75% des responsabilités militaires en Afghanistan à moins de deux ans du retrait de l'essentiel des troupes occidentales. Les Etats-Unis prévoient néanmoins de maintenir quelques milliers de soldats en Afghanistan après la mission de combat de l'Otan afin de poursuivre la formation de l'armée afghane. Le gouvernement de Kaboul tente de convaincre les talibans de se joindre au processus de paix afin d'éviter une nouvelle guerre après le départ de la majorité des soldats étrangers. La dernière année a aussi été comparée par les talibans à 1986 alors que le nouveau président afghan de l'époque, Najibullah, avait tenté de négocier avec les moudjahidines opposés à l'invasion soviétique. "Pour résumer 2012 en une seule phrase, nous dirions qu'il s'agit du début de la fuite des envahisseurs", résument les insurgés, qui refusent pour l'instant de négocier avec le gouvernement de Kaboul et souhaitent parler directement avec les Etats-Unis. (JUG)

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