Jeunes Belges en Syrie - les bourgmestres d'Anvers, Malines et Vilvorde poursuivront la réflexion prochainement

11/04/13 à 23:22 - Mise à jour à 23:22

Source: Le Vif

(Belga) Les bourgmestres d'Anvers, Bart De Wever, de Malines, Bart Somers, et de Vilvorde, Hans Bonte, se sont réunis jeudi soir, durant environ trois heures, à la maison communale anversoise pour discuter de la problématique des jeunes Belges radicalisés qui partent combattre en Syrie. Après la réunion, les trois élus n'ont pas annoncé de mesures concrètes. Ils ont expliqué avoir exploré de nouvelles pistes de réflexion qu'ils souhaitent développer et approfondir lors de prochaines rencontres, à Malines et Vilvorde.

Jeunes Belges en Syrie - les bourgmestres d'Anvers, Malines et Vilvorde poursuivront la réflexion prochainement

"Nous avons appris des experts présents que nous devons nous abstenir de tout simplisme autour de cette question. Les causes de la radicalisation de ces jeunes ne reposent certainement pas toutes sur la discrimination ou la pauvreté et il ne s'agit pas toujours de jeunes sots", a précisé Bart De Wever après la réunion. "Cette problématique nécessite donc aussi un traitement sur mesure." Selon Bart Somers, les trois bourgmestres s'accordent sur le fait que les autorités locales doivent être, à défaut, le noyau de la lutte contre la radicalisation. Ils élaboreront dès lors, dans les prochaines semaines, un plan pour mobiliser autour d'eux le plus de personnalités issues du terrain pour les aider dans leur tâche. L'enseignement sera également appelé à jouer un rôle essentiel via la sensibilisation et la détection de cas de radicalisme en gestation. Pour sa part, Hans Bonte a insisté sur la nécessité de tracer et d'identifier les recruteurs des jeunes pour le combat en Syrie. Les bourgmestres n'ont pas souhaité s'exprimer sur le nombre de jeunes de leurs communes qui seraient partis en Syrie. "Il est évident que la Syrie est plus facilement accessible pour les jeunes radicalisés que par exemple l'Afghanistan ces dernières années. Un billet d'avion vers la Turquie suffit", reconnaît M. De Wever. (Belga)

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