Japon: action en justice collective contre Tepco, exploitant de Fukushima

11/03/13 à 11:13 - Mise à jour à 11:13

Source: Le Vif

(Belga) Des centaines de victimes de l'accident nucléaire de Fukushima ont saisi la justice japonaise lundi pour exiger de Tepco, la société exploitante de la centrale gravement endommagée par le tsunami du 11 mars 2011, qu'elle accélère les travaux de décontamination.

Japon: action en justice collective contre Tepco, exploitant de Fukushima

Environ 800 personnes ont décidé de se joindre à cette action collective ("class action") intentée le jour même du deuxième anniversaire du séisme et du tsunami géant qui ont ravagé le nord-est du Japon. Les plaignants ont demandé au tribunal du district de Fukushima de décider d'imposer à Tokyo Electric Power (Tepco) une astreinte de 50.000 yens (environ 400 euros) à verser par personne et par mois jusqu'à ce que la région affectée par les rejets radioactifs retrouve son état d'avant l'accident, ont indiqué leurs avocats. La plupart des plaignants sont de la région même de Fukushima, mais certains viennent des préfectures voisines. "Par cette action, nous cherchons à obtenir le retour de la région à son état antérieur à la contamination par des éléments radioactifs, et nous demandons une compensation pour les souffrances psychologiques engendrées", indique le communiqué des défenseurs. Moins d'une heure après le séisme de magnitude 9 qui, à 14H46 très précises (05H46 GMT), avait secoué le fond de l'océan Pacifique à quelques dizaines de kilomètres des côtes japonaises, une vague gigantesque s'abattait sur le littoral. A la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, les systèmes de refroidissement tombaient en panne sous le choc et les réacteurs chauffèrent jusqu'à entraîner un accident majeur, sans précédent depuis celui de Tchernobyl 25 ans plus tôt. L'accident de Fukushima a forcé des dizaines de milliers de personnes à évacuer la zone et à abandonner leurs maisons. Les travaux de démantèlement de la centrale doivent prendre 30 à 40 ans et personne ne sait quand toutes les personnes déplacées pourront éventuellement revenir chez elles. "Nous voulons également pousser le gouvernement à modifier en profondeur sa politique pro-nucléaire et ainsi empêcher d'autres personnes de devenir des futures victimes", conclue le collectif. (MUA)

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