Wikileaks : les Amériques vont analyser le cas Assange

16/08/12 à 22:30 - Mise à jour à 22:30

Source: Le Vif

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) et de l'Alba se réuniront le week-end prochain à Guayaquil, en Equateur, pour analyser la situation créée après la décision de Quito d'accorder l'asile politique à Julian Assange, refusée par Londres, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Wikileaks : les Amériques vont analyser le cas Assange

© Reuters

L'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) tiendra une réunion d'urgence samedi à Guayaquil (sud-ouest) "pour analyser la situation", a annoncé jeudi soir Rodolfo Sanz, secrétaire général de ce bloc rassemblant notamment le Venezuela, Cuba et la Bolivie.

Le Brésil "a été convoqué pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Unasur dimanche à Guayaquil afin d'examiner le cas mais n'a pas encore décidé s'il enverra son ministre (Antonio Patriota) ou un autre représentant", avait peu auparavant indiqué une source diplomatique brésilienne à l'AFP. Brasilia a refusé de commenter la décision de Quito et décidera dans les prochaines heures quel représentant il enverra à Guayaquil.

Un peu plus tôt, l'Organisation des Etats américains (OEA) avait convoqué une réunion d'urgence ce jeudi à Washington pour traiter des relations entre l'Equateur et la Grande-Bretagne après que Quito a accordé l'asile politique à Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres depuis le 19 juin.

Lors d'une conférence de presse à Londres, le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague a indiqué que le Royaume-Uni était "déçu" que Quito ait accordé l'asile politique à M. Assange, accusé également de crimes sexuels en Suède.

L'Alba regroupe le Venezuela, l'Equateur, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda.

L'Unasur compte onze membres: Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Chili, Equateur, Guyane, Pérou, Surinam, Uruguay et Venezuela.

Avec Belga >>> Lire égalementWikileaks: le cas Assange provoque un tourbillon diplomatique

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