Van Rompuy veut "revigorer" le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE

23/05/13 à 19:07 - Mise à jour à 19:07

Source: Le Vif

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy s'est prononcé jeudi, à l'occasion de sa première visite à Ankara, pour "revigorer" le processus d'adhésion moribond de la Turquie à l'Union européenne.

Van Rompuy veut "revigorer" le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE

© Bloomberg

"Notre objectif mutuel est de donner un nouvel élan au processus d'adhésion de la Turquie", a dit M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. "Nous voulons revigorer nos relations dans tous les domaines et sur les sujets relatif au processus d'accession de la Turquie" à l'Union, a précisé le président de l'UE.

Le dirigeant européen a en outre salué les réformes entreprises par le gouvernement islamo-conservateur turc, notamment dans le domaine des droits de l'Homme, et soutenu le processus de paix engagé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour mettre un terme au conflit kurde qui perdure depuis 1984. "Vous pouvez compter sur notre appui", a souligné M. Van Rompuy.

M. Erdogan a pour sa part rappelé que 2013 consacrait le 50e anniversaire des accords d'Ankara établissant une association entre la Turquie et l'Europe et défendu la candidature de son pays à l'entrée dans l'UE. "Nous ne voulons pas seulement entrer dans l'Union pour nos propres intérêts mais aussi pour y apporter notre contribution", a-t-il insisté, louant la bonne santé économique de la Turquie, 17e économie mondiale. "Nous ne serons pas un fardeau" pour l'Europe, a plaidé M. Erdogan.

La Turquie a entamé en 2005 des négociations en vue de rejoindre l'UE. Mais les pourparlers patinent en raison de l'hostilité de pays européens comme la France et l'Allemagne à sa pleine adhésion mais aussi de blocages d'Ankara, liés à la question de Chypre dont les troupes turques occupent depuis 1974 la partie nord.

Paris a ouvert la voie à un déblocage début février en annonçant la levée de son veto sur un des cinq chapitres de discussion bloqués par l'ancien président Nicolas Sarkozy, hostile à l'entrée de la Turquie dans l'UE.

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