Vaincre l'EI en Syrie exige "un nouveau dirigeant"

29/09/15 à 18:10 - Mise à jour à 18:10

Source: Belga

Le président américain Barack Obama a jugé mardi que la victoire face au groupe Etat islamique en Syrie passait par le départ du président Bachar al-Assad.

Vaincre l'EI en Syrie exige "un nouveau dirigeant"

© AFP

"En Syrie, vaincre l'EI nécessite un nouveau dirigeant", a lancé M. Obama à l'ouverture d'un sommet en marge de l'Assemblée générale de l'ONU consacré à la lutte contre le terrorisme. "Nos efforts militaires ne suffiront pas", a mis en garde M. Obama devant les dirigeants d'une centaine de pays.

Insistant sur la nécessité de s'attaquer aux conditions "qui ont permis à l'EI de prendre racine", il a notamment cité la guerre civile, les conflits religieux ou encore la mauvaise gouvernance. "Cela va être un processus complexe", a-t-il souligné, réaffirmant, comme il l'avait fait lundi à la tribune de l'ONU, qu'il était prêt à travailler avec "tous les pays", y compris la Russie et l'Iran.

L'avenir de Bachar al-Assad est le principal point de désaccord entre Moscou et Washington.

La Russie, qui a toujours soutenu le régime de Damas, estime qu'il n'est pas possible de se passer de ce dernier pour lutter contre les djihadistes. Les Etats-Unis à l'inverse, appellent de leur voeux une transition politique.

Les Etats-Unis dirigent une coalition militaire d'une soixantaine de pays, dont le Royaume-Uni, la France et les voisins arabes de la Syrie. Elle a mené depuis un an plus de 5.000 frappes aériennes contre des positions de l'EI en Irak et en Syrie.

Réaffirmant une nouvelle fois que la lutte contre l'EI prendrait du temps, M. Obama a insisté sur la "grande efficacité" des djihadistes sur les réseaux sociaux qui leur permet de recruter au Moyen-Orient mais aussi dans les pays occidentaux. "Il y aura des succès et des revers", a averti le président américain. "Ce n'est pas une bataille conventionnelle, c'est une campagne sur le long terme", a-t-il ajouté.

"L'EI finira par perdre car ils n'ont rien d'autre à offrir que la souffrance et la mort", a encore dit le président américain.

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