Une semaine de campagne américaine

24/09/16 à 08:21 - Mise à jour à 08:33

Source: Afp

Terrorisme à New York, tensions raciales à Charlotte, la sécurité est revenue à la une de la campagne présidentielle américaine. Hillary Clinton et Donald Trump ont aussi pris du temps pour préparer leur premier débat présidentiel, et Ted Cruz a finalement apporté son soutien à Trump. Vous n'avez rien suivi ? Voilà ce qu'il fallait retenir.

Une semaine de campagne américaine

© Reuters

Les attentats de New York et du New Jersey

ont permis à Donald Trump d'enfourcher à nouveau son cheval de bataille contre l'immigration, et notamment l'accueil de réfugiés syriens. "Au premier jour de mes fonctions, je suspendrai immédiatement l'accueil des réfugiés syriens", a-t-il affirmé mercredi. Le candidat républicain a aussi évoqué à nouveau l'idée du profilage des musulmans.

"Soyons vigilants, n'ayons pas peur", a déclaré à l'inverse Hillary Clinton, mettant en avant son expérience dans la lutte antiterroriste quand elle était secrétaire d'Etat.

Violences à Charlotte

Après les violences ayant suivi dans cette ville du sud-est la mort d'un noir tué par la police, Donald Trump s'est dit favorable aux fouilles inopinées, pratique controversée longtemps utilisée à New York où elle a été jugée anticonstitutionnelle, car ciblant plus les jeunes noirs et latinos. "Ça a incroyablement bien marché. Il faut être proactif", a expliqué Donald Trump, avant de faire machine arrière, affirmant qu'il ne voulait parler que de Chicago, où plus de 500 personnes ont été tuées cette année dans des fusillades.

Emploi du temps allégé avant le débat

Hillary Clinton n'a tenu que deux meetings lundi et mercredi. Elle s'est très largement consacrée à la préparation du premier débat présidentiel qui aura lieu lundi, où le moindre faux pas et dérapage pourrait avoir de lourdes conséquences, à six semaines de l'élection du 8 novembre.

"Ils disent qu'elle se prépare pour le débat, certains pensent qu'elle dort", a ironisé Donald Trump lors d'un meeting jeudi soir.

Mme Clinton s'est enfermée plusieurs jours, répétant avec plusieurs faux Trump, pour se préparer à toutes les facettes de son adversaire, qui a cependant promis d'être très respectueux.

Le républicain a aussi allégé son programme, mais assuré au moins un meeting par jour, sauf vendredi. Les préparatifs du débat se passent "très bien" a-t-il confié jeudi soir, très détendu.

Bush père votera Clinton

Ce qui aurait dû rester une confidence a fait le tour du monde: l'ancien président George Bush père, un républicain, a l'intention de voter pour Hillary Clinton.

"Le président m'a dit qu'il allait voter pour Hillary !", a écrit sur Facebook Kathleen Kennedy Townsend, fille aîné de Robert Kennedy, l'ancien ministre de la Justice assassiné. Elle a ensuite retiré son message, mais trop tard.

Le porte-parole de M. Bush, 92 ans, n'a ni infirmé ni confirmé.

Cruz soutient Trump

Deux mois après avoir appelé les républicains à voter selon leur conscience à la convention républicaine, un camouflet public pour Trump, le sénateur texan Ted Cruz a fait volte-face et annoncé qu'il voterait pour son ancien rival des primaires. "Hillary Clinton est complètement inacceptable", a-t-il expliqué.

Réfugiés syriens et bonbons empoisonnés

Le fils aîné de Donald Trump, Donald Trump Jr, a provoqué un tollé après un tweet dans lequel il montrait un bol de bonbons Skittles, avec le commentaire: "Si j'avais un bol de Skittles et je vous disais que trois d'entre eux allaient vous tuer, est-ce que vous en prendriez? C'est notre problème de réfugiés syriens".

Même la marque de bonbons s'est insurgée: "Les Skittles sont des bonbons. Les réfugiés sont des personnes. C'est une analogie déplacée", a tweeté Mars Inc, qui produit les Skittles. "C'était juste une métaphore sur le risque et la probabilité", s'est défendu Donald Trump Jr. "Je ne compare personne à des bonbons".

Fondation Trump sur la sellette

Donald Trump a-t-il violé la loi ? Selon le Washington Post, il a utilisé 258.000 dollars de l'organisation caritative à son nom pour régler à l'amiable des procès concernant ses affaires. Il aurait aussi acheté avec l'argent de sa fondation un portrait de lui aux enchères pour 10.000 dollars en 2014, et sa femme en aurait acheté un autre en 2007 pour 20.000 dollars, selon le journal qui enquête depuis des semaines sur le sujet. Donald Trump n'a pas versé le moindre dollar à sa fondation depuis 2009, alimentée par les dons de riches donateurs, a précisé le journal.

Nos partenaires