Une réponse politique et technologique pour protéger les libertés individuelles

10/03/14 à 22:00 - Mise à jour à 22:00

Source: Le Vif

L'ancien consultant en sécurité Edward Snowden a fait lundi sa première apparition américaine en public, par vidéo interposée, en appelant la communauté high tech réunie au salon SXSW, à une réponse "technologique" au respect des libertés.

Une réponse politique et technologique pour protéger les libertés individuelles

© AFP

Le lanceur d'alerte, réfugié en Russie depuis ses révélations sur les écoutes de la NSA (Agence nationale de sécurité), a affirmé qu'une "réponse politique" devait être fournie pour protéger les libertés individuelles, mais qu'elle devait aussi être "technologique". "Ils mettent le feu à l'avenir d'internet, ceux qui sont dans cette pièce sont les pompiers", a-t-il lancé devant quelque 3.000 personnes réunies dans un auditorium d'Austin où se déroule le salon des nouvelles technologies South by Southwest (SXSW). Il a notamment évoqué les possibilités de cryptage d'informations, qui devaient être améliorées et rendues simples pour les utilisateurs.

Il a également dénoncé les "ratés énormes" en matière de renseignement. "Si nous n'avions pas passé autant de temps à surveiller les gens, nous aurions pu attraper les suspects", a-t-il dit en prenant l'exemple de l'attentat contre le marathon de Boston en avril. L'ancien consultant, qui pouvait être interrogé par le public via Twitter, a par ailleurs affirmé à la question de savoir s'il referait la même chose, que "la réponse est oui, absolument". "J'ai juré de défendre la Constitution et je l'ai vue violée massivement", a-t-il dit.

Edward Snowden, qui est accusé d'espionnage et de vol de documents officiels aux Etats-Unis, a parlé par écran interposé, avec l'image de la Constitution américaine en fond d'écran, lors d'une table-ronde d'une heure.

A l'annonce de cette participation, un élu républicain de la Chambre des représentants, Mike Pompeo (Kansas), avait enjoint par lettre les organisateurs de "retirer leur invitation" à ce "traître et criminel de droit commun" qui a volé des documents militaires et doit en rendre compte devant la justice.

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