Une partie de l'affaire Assange classée à cause de la prescription

13/08/15 à 14:49 - Mise à jour à 14:49

Source: Belga

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange ne devra pas répondre des faits d'agression sexuelle reprochés par une plaignante suédoise, puisqu'ils sont désormais prescrits, a annoncé le parquet dans un communiqué jeudi.

Une partie de l'affaire Assange classée à cause de la prescription

© Reuters

"Maintenant qu'intervient la prescription pour certaines des infractions je suis obligée de classer sans suite une partie de l'enquête", a affirmé la procureure Marianne Ny. Ce classement sans suite ne signe pas pour autant la fin des ennuis judiciaires pour l'Australien en Suède, puisqu'elle souhaite toujours l'interroger sur des faits de viol qui ne seront prescrits qu'en août 2020. "L'enquête préliminaire se poursuit sur cette partie des faits. Elle en reste au même point et la possibilité de faire progresser le dossier via une audition du mis en cause existe toujours", a expliqué Mme Ny. La magistrate et le cybermilitant se sont renvoyé la responsabilité de cet échec de l'enquête. "Dès le début j'ai proposé des solutions simples. Venez à l'ambassade et prenez ma déposition, ou promettez de ne pas m'envoyer aux États-Unis. Cette fonctionnaire suédoise a refusé les deux. Elle a même refusé une déposition écrite", a accusé M. Assange dans un communiqué. Il s'est dit "extrêmement déçu" de ne pas avoir pu donner sa version des faits dans les temps, lui qui clame son innocence, affirmant que les relations sexuelles avec la plaignante étaient consenties. Mme Ny a pour sa part estimé que M. Assange aurait dû répondre aux convocations de la Justice suédoise. "Depuis l'automne 2010 j'essaie d'obtenir le droit d'une audition avec Julian Assange, mais il s'est constamment dérobé", a-t-elle rappelé. L'Australien, qui avait quitté la Suède pour la Grande-Bretagne en septembre 2010, est visé par un mandat d'arrêt européen depuis novembre de la même année. Après avoir perdu tous ses recours contre de ce mandat d'arrêt, il s'était réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres en juin 2012, où il reste cloîtré depuis.

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