Une jeune publicitaire morte d'avoir trop travaillé?

19/12/13 à 16:23 - Mise à jour à 16:23

Source: Le Vif

Une Indonésienne de 24 ans, salariée de l'agence Young & Rubicam, est décédée d'un arrêt cardiaque. Elle venait de travailler 30 heures de suite et se plaignait régulièrement de ses horaires sur les réseaux sociaux.

Une jeune publicitaire morte d'avoir trop travaillé?

© Capture d'écran Twitter

"A la maison avant minuit après trois longues, épuisantes semaines. MISSION ACCOMPLIE", "OK, une semaine entière à rentrer du bureau après 2h du mat. Mesdames et messieurs, je crois que l'on bat un record"...

Sur son compte Twitter, Mita Diran, une Indonésienne de 24 ans, se plaignait souvent du rythme de travail infernal de l'agence de publicité Young & Rubicam, qui l'employait à Jakarta. Sur le réseau de photos Instagram, elle partageait des clichés de réunions en plein week-end. Elle est décédée le 14 décembre après un arrêt cardiaque à son bureau. D'après son dernier message, elle venait de travailler 30 heures d'affilée.

Son père, qui exerce lui aussi dans la publicité, a indiqué peu de temps après ce tweet, sur le réseau social Path, que sa fille était plongée dans le coma. L'un de ses employés a ensuite annoncé la mort de la jeune femme, qu'il a attribué à un travail trop intensif et à un excès de Krating Daeng, la Red Bull thaïe.

Salariés ou esclaves?

La mort de la jeune femme et la polémique qu'elle a déclenchée rappellent le décès d'un employé chinois de l'agence Ogilvy & Mather au mois de juin, mais aussi celui, fin août, d'un stagiaire de Bank of America à Londres. L'enchaînement de nuits sans sommeil et la consommation de boissons énergisantes pour tenir le coup avaient déjà été pointés du doigt dans ces décès brutaux.

Young & Rubicam Indonesia a présenté ses condoléances à la famille de Mita Diran sur sa page Facebook. Une démarche mal reçue par les internautes. "'Sincères condoléances', c'est tout ce que vous trouvez à dire?, peut-on par exemple lire dans les commentaires. Pourquoi ne pas admettre plutôt que vous traitez vos salariés comme des esclaves?"

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