Un nouveau sommet "Amis de la Syrie" pour "accentuer la pression sur le régime syrien"

31/03/12 à 17:51 - Mise à jour à 17:51

Source: Le Vif

Selon le ministère syrien la tentative de faire tomber le régime a échoué définitivement. Une déclaration qui conforte le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, dans l'idée que la pression doit être accentuée lors du nouveau sommet "Amis de la Syrie" ce dimanche.

Un nouveau sommet "Amis de la Syrie" pour "accentuer la pression sur le régime syrien"

© AFP

La tentative de faire tomber le régime en Syrie a échoué "une fois pour toutes", a affirmé le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, en référence à la contestation populaire et au combat des rebelles contre le pouvoir. L'armée syrienne se retirera des zones résidentielles dès que la sécurité et la paix civile seront rétablies, a par ailleurs indiqué Jihad Makdessi au moment où les troupes gouvernementales tentent d'écraser les bastions rebelles dans le pays. "La bataille pour faire tomber l'Etat en Syrie est terminée une fois pour toutes et une autre bataille a commencé, celle de la consolidation de la stabilité et la construction de la nouvelle Syrie", a affirmé le porte-parole dans une interview à la télévision publique vendredi soir, retranscrite samedi par Sana.

Le régime du président Bachar al-Assad qui réprime dans le sang depuis un an la contestation populaire et mène des combats contre les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) assimile l'opposition à son pouvoir à du "terrorisme" et à un "complot" financé et soutenu par l'étranger. Le porte-parole a précisé que ce retrait s'effectuerait "sans accords" au préalable, laissant entendre que Damas écartait toute idée de négociation autour d'un cessez-le-feu, réclamé en force par la communauté internationale.

Les troupes syriennes, de loin mieux équipées et plus nombreuses que les rebelles, sont déployées en masse dans l'ensemble du pays où elles bombardent sans relâche des poches de résistance rebelles, notamment à Homs (centre) et Idleb (nord-ouest), à la frontière turque, aux prix de dizaines de victimes chaque jour, en majorité des civils.

La pression doit être accentuée


La déclaration du gouvernement syrien selon laquelle "la tentative de faire tomber le régime a échoué définitivement" conforte le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, dans l'idée que la pression doit être accentuée. Plus de 70 pays participeront dimanche à Istanbul à la deuxième réunion des "Amis de la Syrie", dont l'objectif sera de dégager des pistes pour endiguer la répression et les violences du régime de Bachar al-Assad.

Les violences en Syrie n'ont pas diminué, bien que le président syrien ait annoncé jeudi dernier qu'il acceptait le plan en six points de l'émissaire international, Koffi Annan. Un cessez-le-feu ne semble ainsi pas du tout à l'ordre du jour.

Les Européens plaideront lors de la réunion pour de nouvelles sanctions, ce que devraient également approuver les pays arabes. "L'objectif est de donner aux sanctions une base plus large", précise le chef de la diplomatie belge.

En ce qui concerne une intervention militaire, le soutien international est encore insuffisant, "même si une action est nécessaire à court terme", estime M. Reynders. "Une aide humanitaire protégée par des Casques bleus pourrait constituer un premier pas."

Bien que Moscou et Pékin continuent à traîner les pieds, le ministre souligne que "la Russie a également déjà réclamé un arrêt quotidien des violences durant deux heures afin de pouvoir acheminer l'aide humanitaire".

L'effondrement du régime de l'intérieur est un autre élément crucial. M. Reynders et la communauté internationale veulent encourager un maximum de diplomates à déserter, éventuellement en leur promettant un rôle dans la Syrie "post-Assad".

Enfin, la communauté internationale compte faire savoir à l'opposition syrienne "qu'elle devrait continuer à oeuvrer en faveur d'une plate-forme unifiée, et que seul un dialogue crédible permettrait de sortir de la crise".

LeVif.be avec Belga

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