Un militaire français agressé au cutter près de Paris

26/05/13 à 09:30 - Mise à jour à 09:30

Source: Le Vif

Un militaire a été blessé au cou samedi dans le quartier de La Défense, près de Paris, par un homme armé d'un cutter, qui a pris la fuite. Le militaire en tenue, dont le pronostic vital n'est pas engagé, était en mission dans le cadre du plan Vigipirate.

Un militaire français agressé au cutter près de Paris

© Image Globe

Il a reçu un coup de cutter au niveau du cou, sur l'esplanade de La Défense (Hauts-de-Seine), a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Le militaire appartient au 4e régiment de chasseurs de Gap.

"Il a été agressé par l'arrière (...) au niveau de la nuque, du cou", a dit le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre-André Peyvel, à des journalistes. "Il a une plaie qui a saigné assez abondamment et il a été évacué vers l'hôpital militaire Percy à Clamart, où il est soigné."

"L'individu n'a pas pu être repéré ni jusqu'ici rattrapé. Il a pris la fuite aussitôt dans le sens du centre commercial", a poursuivi le préfet.

Après le meurtre mercredi d'un militaire britannique par un homme lançant des slogans islamistes, à Londres, François Hollande n'a exclu aucune hypothèse quant aux motivations de l'agresseur.

"Nous ne connaissons pas encore les conditions et les circonstances de l'agression, ni même la personnalité de l'agresseur, mais nous devons regarder toutes les hypothèses, nous n'en négligeons aucune", a dit le président français lors d'un déplacement à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Une agression pour "tuer un militaire"

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a jugé que l'agresseur voulait le "tuer parce qu'il était militaire".

Le ministre s'est rendu samedi soir au chevet du militaire, hospitalisé après avoir été agressé à l'arme blanche alors qu'il patrouillait dans le cadre du dispositif antiterroriste Vigipirate, activé en France depuis des années.

M. Le Drian a assuré que lui-même et son collègue de l'Intérieur Manuel Valls mènent "une lutte implacable contre le terrorisme". "On a voulu tuer un militaire parce qu'il était militaire", a dénoncé le ministre de la Défense devant des journalistes, évoquant "un acte criminel" qui "heureusement n'a pas entraîné de conséquences graves". Le militaire blessé est dans un état "rassurant, satisfaisant", a-t-il indiqué.

Le parquet antiterroriste de Paris a repris l'enquête sur l'agression, a indiqué à l'AFP le procureur de Nanterre (banlieue parisienne), Robert Gelli.

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