Un journaliste du Guardian au Brésil dit détenir 20.000 documents d'Edward Snowden

06/08/13 à 21:56 - Mise à jour à 21:56

Source: Le Vif

Le journaliste Glenn Greenwald, collaborateur de The Guardian basé au Brésil, a déclaré mardi avoir reçu jusqu'à 20.000 documents secrets des mains du fugitif américain Edward Snowden qui a reçu l'asile de Moscou.

Un journaliste du Guardian au Brésil dit détenir 20.000 documents d'Edward Snowden

© REUTERS

Glenn Greenwald a fait ces déclarations devant la Commission des relations extérieures du Sénat du Brésil, qui l'auditionnait sur les révélations de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden sur l'ampleur de Prism, un programme de surveillance des communications électroniques par le renseignement américain.

"Je n'ai pas compté exactement, mais il m'a remis entre 15.000 et 20.000 documents, très très complets et très longs", a déclaré Greenwald, un journaliste américain à l'origine des premières révélations de l'affaire Snowden pour le quotidien britannique The Guardian.

"Les articles que nous avons publiés représentent une portion très petite" du contenu de ces documents, a-t-il ajouté sans en préciser la teneur.

"Il va y avoir en toute certitude plus de révélations sur l'espionnage du gouvernement des Etats-Unis et des gouvernements alliés (...) qui, comme les premiers ont pénétré les systèmes (de communication) du Brésil et d'Amérique latine", a ajouté le journaliste, questionné par des sénateurs brésiliens.

Glenn Greenwald a publié récemment dans le quotidien brésilien O Globo des articles basés sur des documents remis par Edward Snowden, selon lesquels le Brésil faisait partie d'un réseau de 16 bases d'espionnage opérées par le renseignement américain.

Dans un entretien à l'AFP, Glenn Greenwald avait expliqué le 10 juillet s'être fait remettre ces documents en mains propres par Edward Snowden, qu'il avait rejoint à Hong Kong où l'ex-consultant de la NSA avait temporairement trouvé refuge après avoir fui les USA.

Les pays membres du Mercosur, le marché commun du Sud (Venezuela, Uruguay, Paraguay, Brésil et Argentine) ont réitéré lundi au secrétaire général de l'ONU leur "indignation" devant les pratiques d'espionnage des Etats-Unis révélées par Edward Snowden, sans réclamer toutefois des mesures précises.

Nos partenaires