Un hacker a-t-il faussé la présidentielle au Mexique ?

01/04/16 à 10:56 - Mise à jour à 10:56

Source: Afp

Le gouvernement du président mexicain Enrique Peña Nieto a démenti jeudi soir avoir recruté qui que ce soit pour espionner ses rivaux lors de la campagne présidentielle de 2012, comme l'affirme un hacker cité par le média américain Bloomberg.

Un hacker a-t-il faussé la présidentielle au Mexique ?

© Reuters

L'article reprend les révélations d'un hacker colombien, Andres Sepulveda, incarcéré depuis 2014 pour avoir mené des actions d'espionnage visant à nuire au dialogue de paix entre le gouvernement et la guerilla de la FARC. Il explique avoir travaillé durant des années sous les ordres d'un consultant vénézuélien, Juan José Rendon, pour mener campagne en faveur de différents partis politiques conservateurs dans plusieurs pays d'Amérique latine, dont le Mexique.

Sepulveda assure que durant la campagne mexicaine de 2012, qui a vu le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) de Peña Nieto l'emporter après 12 années dans l'opposition, l'entreprise de Rendon a touché 600.000 dollars en provenance de ce parti pour diffuser de fausses rumeurs sur Twitter et espionner les téléphones et le courrier des candidats de l'opposition Manuel Lopez Obrador et Josefina Vazquez Mota, ainsi que leur staff de campagne.

Sepulveda a indiqué à Bloomberg avoir mené également ce type de campagnes sales pour des partis conservateurs lors d'élections présidentielles au Nicaragua, Panama, Honduras, Salvador, Colombie, Costa Rica, Guatemala et Venezuela. Le gouvernement mexicain a immédiatement réagi, niant "l'existence d'une quelconque relation entre l'équipe de la campagne présidentielle de 2012 et Andres Sepulveda, ainsi que d'avoir fait appel au consultant J.J. Rendon", a déclaré la présidence dans un communiqué. "Nous rejetons également l'usage de l'information et la méthodologie décrites dans l'article", ajoute la présidence assurant que la campagne du PRI a été menée "par les dirigeants, militants et sympathisants du parti".

A la suite des accusations de Bloomberg, l'ex-candidat à la présidentielle Lopez Obrador, du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), a indiqué sur son compte Facebook qu'il est convaincu d'avoir été espionné durant la campagne de 2012 ainsi que celle de 2006. Jesus Zambrano, président de la chambre des députés et dirigeant du PRD, a demandé que ces accusations fasse

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