Gérald Papy
Gérald Papy
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express
Opinion

12/11/16 à 12:00 - Mise à jour à 16/11/16 à 13:58

"Un an après les attentats de Paris, l'aspiration à une cohésion minimale face au terrorisme est enterrée"

Un an après les attentats de Paris qui ont hôté la vie à 130 personnes, la cohésion sociale semble plus que jamais fracturée dans l'Hexagone. La France semble manquer de leadership décisionnel en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, les critiques sur sa police fusent tandis qu'un phénomène inquiétant croît de plus en plus chez nos voisins : le rejet des plus défavorisés, migrants, SDF et sans-papiers en tête.

Il serait intellectuellement séduisant de penser que la bataille de Raqqa, bastion syrien de Daech, lancée le 6 novembre, participe de la réponse que la France a orchestrée pour combattre les commanditaires des attentats de Paris qui provoquèrent, il y a un an, la mort de 130 fans de hard rock et de convivialité en terrasse de bistrot. L'offensive des Forces démocratiques syriennes répond pourtant davantage, de ce que l'on en sait au stade actuel, à la volonté du président américain Barack Obama de terminer son second mandat sur un succès militaire contre l'Etat islamique. Une ambition vraisemblablement plus réaliste à Mossoul, en Irak, qu'à Raqqa, tant l'offensive de...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires