Ukraine: démission du Premier ministre

28/01/14 à 09:48 - Mise à jour à 09:48

Source: Le Vif

Le Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, a annoncé mardi qu'il avait présenté sa démission, dans un communiqué publié sur le site du gouvernement au moment où s'ouvrait une session extraordinaire du Parlement sur la crise.

Ukraine: démission du Premier ministre

© Reuters

"J'ai pris la décision de demander au président d'accepter ma démission du poste de Premier ministre, pour créer les conditions supplémentaires d'un compromis politique et d'un règlement pacifique du conflit".

L'opposition obtient l'abrogation des lois anti-protestation

L'opposition ukrainienne a obtenu lundi du pouvoir l'abrogation des sévères lois anti-protestation à l'origine de l'escalade de la crise qui secoue l'Ukraine, à la veille d'une session du Parlement et d'un sommet Russie-UE. Cette concession majeure a été annoncée à l'issue de négociations de dernière minute avant ces rendez-vous majeurs entre les chefs de file du mouvement de contestation et le président Viktor Ianoukovitch. L'opposant Arséni Iatséniouk y a rejeté formellement la proposition du chef de l'Etat de diriger le gouvernement, a indiqué la présidence dans un communiqué. Aucune mention n'a été faite de la proposition faite à l'autre chef de file de l'opposition Vitali Klitschko, de devenir vice-Premier ministre.
Ces développements interviennent à la veille de l'arrivée à Kiev de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, pour une visite de 48 heures. L'abolition des lois anti-contestation votées le 16 janvier, qui prévoient des peines allant jusqu'à la prison ferme pour la plupart des formes de manifestation, était l'une des exigences essentielles de l'opposition. Ces lois avaient été vivement dénoncées par les Occidentaux comme une atteinte aux libertés et avaient entraîné la radicalisation du mouvement, débouchant sur les violents affrontements de la semaine dernière. L'opposition a en outre une nouvelle fois reçu l'accord de principe du pouvoir sur l'adoption d'une loi d'amnistie pour les manifestants interpellés lors de heurts avec la police. Cette amnistie "n'entrera en vigueur qu'à condition de la libération de tous les bâtiments publics et des routes" occupés par les manifestants, a cependant déclaré la ministre de la Justice Oléna Loukach.

En savoir plus sur:

Nos partenaires