Ukraine: démission du "Premier ministre" des rebelles à Donetsk

07/08/14 à 18:35 - Mise à jour à 18:35

Source: Le Vif

Alexandre Borodaï, "Premier ministre" de la République proclamée par les séparatistes de l'est de l'Ukraine, a annoncé jeudi sa démission.

Ukraine: démission du "Premier ministre" des rebelles à Donetsk

© AFP

"Aujourd'hui, pendant la réunion du gouvernement, j'ai annoncé que je quittais le poste de Premier ministre de la République populaire de Donetsk, car je vais changer de poste", a déclaré ce citoyen russe qui se rendait régulièrement à Moscou.

"Je veux vous rappeler que je suis arrivé ici un peu comme un manager de crise. En langage commercial, on dirait: un manager de start-up. Je suis arrivé quand la République de Donetsk venait de naître, dans le chaos et le sang", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse.

M. Borodaï a expliqué qu'il resterait vice-Premier ministre et qu'il serait remplacé en tant que chef du gouvernement séparatiste par Alexandre Zakhartchenko, un Ukrainien allié du chef militaire des rebelles Igor Strelkov, dont l'influence est grandissante à un moment où la ville de Donetsk est assiégée par les forces ukrainiennes.

M. Borodaï et M. Strelkov ainsi que Vladimir Antioufeev, numéro deux du gouvernement séparatiste, formaient un trio de citoyens russes à la tête du mouvement séparatiste.

Les trois hommes ont un point commun, un passage en Transdniestrie, petite République séparatiste prorusse de l'est de la Moldavie. S'ils affirment aujourd'hui s'y être juste croisés, MM. Borodaï et Strelkov y furent "volontaires" juste après l'effondrement de l'URSS. Et M. Antioufeev y passa plus de 20 ans à la tête du KGB local -il fut à ce titre placé en 2004 sur une liste de personnalités visées par des sanctions de l'Union européenne - avant d'en partir pour "désaccords politiques" après l'élection d'un nouveau "président" début 2012.

Alexandre Borodaï avait jugé cette présence russe à la tête du mouvement dans l'est de l'Ukraine "normale, naturelle" car les séparatistes avaient besoin de "forces, compétences et qualité".

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