UE: nomination controversée d'un commissaire allemand accusé de racisme

05/01/17 à 18:30 - Mise à jour à 18:30

Source: Afp

Les eurodéputés doivent s'opposer à la nomination d'un commissaire européen qui a tenu des propos "racistes, sexistes et homophobes à plusieurs occasions dans le passé", ont plaidé jeudi plusieurs ONG européennes.

UE: nomination controversée d'un commissaire allemand accusé de racisme

Le commissaire allemand Günther Oettinger a comparé la Wallonie à un bastion communiste. © BELGAIMAGE

Ces dix organisations, parmi lesquelles Transparency International, Oxfam ou Corporate Europe Observatory, estiment que l'Allemand Günther Oettinger n'est pas "adapté" au portefeuille des Ressources humaines auquel il vient d'être nommé.

Dans leur lettre ouverte, elles lui reprochent aussi de ne pas inspirer une confiance suffisante en matière d'éthique et de transparence.

"Nous prenons note" de cette démarche, "mais nous n'avons pas d'autre commentaire à faire", a déclaré Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission. Ex-commissaire à l'Economie numérique, M. Oettinger est depuis le 1er janvier responsable du Budget et des Ressources humaines au sein de l'exécutif européen, a-t-elle précisé.

Mais il doit être entendu lundi par les députés européens de trois commissions du Parlement dans le cadre d'un "échange de vue", qui reste purement consultatif. Ses membres feront ensuite connaître leur appréciation dans une lettre. "L'opinion du Parlement sera prise en compte par le président" Jean-Claude Juncker, a assuré Mme Bertaud.

M. Oettinger avait provoqué un tollé en Allemagne et des critiques de Pékin, après des propos controversés, notamment sur les Chinois, tenus fin octobre à Hambourg devant des chefs d'entreprises et diffusés sur internet. Il avait aussi évoqué ce jour-là "le mariage homosexuel" qui sera selon lui "bientôt imposé" dans ce pays.

Il s'était ensuite excusé.

Mi-novembre, il avait à nouveau été sous le feu des critiques pour avoir voyagé à bord du jet privé de l'homme d'affaires allemand Klaus Mangold, considéré comme proche de Moscou.

Soumis aux règles de transparence de l'UE, il n'avait pas officiellement fait état de cette rencontre auprès des institutions.

La Commission européenne lui avait cependant affirmé sa confiance, assurant qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêt.

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