Uderzo n'est pas victime d'abus de faiblesse

11/12/13 à 16:09 - Mise à jour à 16:09

Source: Le Vif

Albert Uderzo, le cocréateur d'Astérix, n'est pas victime d'un abus de faiblesse, contrairement à ce que soutenait sa fille qui accusait certains membres de son entourage de profiter d'un état de santé défaillant, a estimé mercredi la justice française.

Uderzo n'est pas victime d'abus de faiblesse

© Epa

"Les juges d'instruction ont rendu mardi une ordonnance de non-lieu" après la plainte déposée contre X par la fille unique du dessinateur, Sylvie Uderzo, a précisé le parquet de Nanterre.

Selon les juges, il n'existe "pas de charges suffisantes contre quiconque" en matière d'abus de faiblesse à l'encontre du dessinateur, qu'ils décrivent comme un homme "lucide", "pas en état de vulnérabilité" et qui "possède une pleine capacité à prendre des décisions".

Sylvie Uderzo avait porté plainte en 2011, accusant certains membres de l'entourage de son père, aujourd'hui âgé de 86 ans, de profiter de son état de santé pour influer sur la gestion de son oeuvre et de sa fortune.

Dans un communiqué, Albert Uderzo et son épouse Ada "souhaitent que cette décision mette un terme au harcèlement judiciaire et médiatique orchestré par leur fille et leur gendre Bernard de Choizy".
Mais l'avocat de Sylvie Uderzo a déclaré que sa cliente allait "immédiatement faire appel" de l'ordonnance de non-lieu qu'elle considère comme "critiquable".

"Je n'ai jamais prétendu que mon père était sénile", avait dit la semaine dernière Sylvie Uderzo sur la radio Europe 1. Mais, "quand on a un certain âge, on a le droit d'être manipulé et d'être manipulable par des hommes en costume-cravate", avait-elle ajouté, assurant vouloir uniquement protéger ses parents "des corbeaux" qui gravitent autour de leur fortune.

Le feuilleton judiciaire autour du dessinateur du célèbre Gaulois, qui a débuté en 2007, n'en finit pas de rebondir. Albert Uderzo a, quant à lui, annoncé début décembre qu'il portait plainte pour "violences psychologiques" contre sa fille et son gendre. Il les accuse de vouloir "mettre la main" sur la très rentable saga des Astérix.

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