Tsipras pour un rapprochement entre les socialistes et la gauche radicale en Europe

28/08/16 à 14:25 - Mise à jour à 14:22

Source: Afp

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit dimanche en faveur d'un rapprochement entre les socialistes et la gauche radicale pour mettre fin aux "vitesses différentes" dans l'Union européenne, un sujet qui sera débattu lors du sommet des pays de l'Europe du sud à Athènes le 9 septembre.

Tsipras pour un rapprochement entre les socialistes et la gauche radicale en Europe

Alexis Tsipras © BELGAIMAGE

"Les socialistes ont accepté notre proposition pour discuter avec la gauche et les Verts, ce qui est un pas extrêmement important", a indiqué Alexis Tsipras, dirigeant du parti de gauche Syriza, lors d'un entretien paru dans le journal Realnews.

"Les sociaux-démocrates européens ont adopté des politiques néolibérales depuis les années 90 et actuellement traversent une crise en raison de ce choix (...) ce qui ouvre de nouvelles perspectives" de coopération avec la gauche, a-t-il souligné.

Pour lui, "la question de l'Europe n'est pas seulement une question idéologique, mais une question de différentes vitesses".

"C'est le moment pour les pays du Sud de chercher des moyens plus drastiques pour intervenir dans la politique européenne", explique-t-il.

Athènes accueillera le 9 septembre un sommet réunissant les dirigeants de Chypre, France, Malte, d'Italie, du Portugal et sauf contre-ordre d'Espagne, à l'initiative de M. Tsipras, seul chef de gouvernement de gauche radicale dans l'UE.

Les dirigeants invités appartiennent en majorité au bloc socio-démocrate européen.

Alexis Tsipras a souligné que cette réunion ne visait pas à "former un propre groupe (des pays) du sud mais à coopérer avec d'autres pays périphériques de l'Europe pour aborder le sujet de la cohésion sociale et prendre des initiatives" pour "renouer avec la croissance et lutter contre le chômage".

Il a encore une fois dénoncé "le dogme de différentes vitesses et des zones spéciales économiques de (Wolfgang) Schäuble", ministre allemand des Finances et fervent défenseur des politiques d'austérité.

"Si ce dogme n'est pas abandonné, l'Europe sera conduite au bord du démantèlement", a-t-il estimé.

La Grèce affronte une crise économique inédite depuis sept ans et survit grâce aux prêts de ses créanciers, UE et FMI, qui ont imposé des mesures de rigueur strictes ayant plongé le pays dans la récession et fait exploser le chômage.

Alexis Tsipras, au pouvoir depuis un an et demi, a régulièrement appelé à une politique économique tournée vers la croissance et à moins d'austérité.

Jeudi, il avait assisté à une réunion d'une quinzaine de dirigeants sociaux-démocrates européens accueillis près de Paris par le président français François Hollande pour plancher sur la préparation du sommet post-Brexit des 27, le 16 septembre à Bratislava.

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