Trump serait le "Mussolini américain", juge Douglas Kennedy

08/10/16 à 10:44 - Mise à jour à 10:43

Source: Belga

Le romancier américain Douglas Kennedy estime que le phénomène Donald Trump est significatif de "la montée de l'extrême droite partout dans le monde" et que s'il était élu à la présidentielle du 8 novembre il serait le "Mussolini américain", dans un entretien à l'AFP.

Trump serait le "Mussolini américain", juge Douglas Kennedy

Douglas Kennedy © Reuters

"Donald Trump est misogyne, misanthrope. Il a un égo de la taille du Canada", juge le romancier. "S'il était élu, Trump serait le Mussolini américain", met en garde l'auteur de "La femme du Ve" et de "Cet instant-là", qui votera Hillary Clinton sans l'ombre d'une hésitation. "Trump n'a aucune chance" de remporter l'élection, affirme l'écrivain à succès au cours d'une entretien dans son appartement parisien. Mais sa présence dans la course à la Maison Blanche démontre que "partout, l'extrême droite progresse".

"J'ai l'impression que personne ne se souvient des années 1930" avec la montée des régimes totalitaires en Europe, déplore-t-il.

S'il ne croit pas aux chances de Donald Trump d'occuper le fauteuil de Barack Obama, il craint que le Sénat soit encore dominé par les républicains "de plus en plus manichéens". "Ce serait terrible", dit-il car, dans ce cas-là, souligne-t-il, les nominations de juges progressistes à la Cour suprême seraient systématiquement bloquées.

"Hillary Clinton est une femme hyper capable" d'occuper la fonction présidentielle, insiste l'écrivain. "Elle sera une très grande présidente", croit-il, en dénonçant la "misogynie" dont, selon lui, elle est la victime.

"En fait, elle est plus intelligente que les autres et ça c'est difficile aux Etats-Unis. Honnêtement, à peine 20% de la population américaine est très très bien éduquée".

"Il n'y a jamais eu un tel gouffre entre une Amérique tournée vers le monde extérieur et progressiste - celle incarnée par Bill Clinton et Barack Obama - et la vision ultra-religieuse, anti-avortement, pro-valeurs familiales défendue par les républicains", estime-t-il. "Il y a un tel manque d'empathie chez eux", se lamente l'écrivain.

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