Toulouse : Le présumé tueur est mort

22/03/12 à 08:59 - Mise à jour à 08:59

Source: Le Vif

Mohamed Merah est mort à Toulouse ce jeudi. L'assaut a été donné au domicile du présumé tueur au scooter de Toulouse après 31 heures de siège. Trois policiers sont blessés, dont un "grièvement".

Toulouse : Le présumé tueur est mort

© Image Globe

"Mohamed Merah a sauté par la fenêtre avec une arme à la main en continuant à tirer. Il a été retrouvé mort, au sol", a déclaré le ministre de l'Intérieur français Claude Guéant. Trois policiers sont blessés, dont un "assez grièvement". Une impressionante série de tirs a été entendue au domicile du présumé tueur au scooter de Toulouse.

Mohamed Merah résistait toujours à l'aube au travail de sape mené par les policiers du Raid qui l'encerclent depuis plus de 27 heures dans son logement, à Toulouse, pour obtenir la reddition, en vie, de celui qui dit être l'assassin au scooter.

Cet ancien jeune délinquant multirécidiviste devenu à 23 ans l'auteur proclamé d'une série hors du commun de sept assassinats qui ont semé l'effroi dans le pays, semblait toujours se terrer dans son appartement d'une cité d'un quartier résidentiel de l'est toulousain. Après une alternance de tentatives d'approches policières repoussées par les coups de feu du suspect et de longs pourparlers par talkie-walkie, les policiers ont engagé une guerre d'usure devant l'apparent refus du jeune homme de se rendre.

A intervalles réguliers au cours de la nuit, dont la dernière fois vers 06H40, alors que le jour se levait, ils ont fait détoner de puissantes charges auprès de ses fenêtres dans l'intention évidente de l'empêcher de dormir et d'ébranler sa résilience. Au même moment, un faisceau lumineux balayait la façade du bâtiment où la police a fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.

"Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", expliquait une source proche de l'enquête. "Nous espérons éviter l'assaut parce que nous souhaitons prendre M. Merah vivant afin qu'il puisse être jugé", disait mercredi soir le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, pour expliquer pourquoi les unités d'élite ne passaient pas à l'action alors que tout l'immeuble avait été évacué depuis longtemps.

Levif.be avec Belga

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