Toujours pas d'épave du vol Rio-Paris

14/05/10 à 10:25 - Mise à jour à 10:25

Source: Le Vif

Malgré l'espoir qu'avaient suscité de nouveaux indices, les recherches de l'AF 447 disparu en juin 2009 ont échoué.

Toujours pas d'épave du vol Rio-Paris

© Epa

Les recherches engagées ces derniers jours dans un secteur restreint de l'Atlantique après la découverte d'indices nouveaux par la Marine nationale ont échoué. Un constat amer que tire le Bureau enquêtes et analyses (BEA), l'organisme chargé de l'enquête sur l'accident de l'Airbus français qui a fait 228 morts le 1er juin 2009.

Les opérations menées au moyen d'un navire spécialisé et de robots sous-marins vont se poursuivre dans un secteur voisin du périmètre précédent.

Le ministère français de la Défense avait annoncé le 6 mai avoir défini, par une étude en laboratoire, une zone grande comme Paris.

A la recherche des boîtes noires La découverte qui permettait de retenir une zone située à 60 km à l'est de celle retenue initialement, avait été faite après une nouvelle analyse informatique d'enregistrements recueillis le 1er juillet 2009 par le sonar du sous-marin nucléaire Emeraude. Cette analyse avait isolé le son émis par les balises liées aux "boîtes noires", précisait la Défense. Cette avancée avait conduit le BEA à envoyer le Seabed Worker les recherches sur une zone située à 400 km au nord-ouest des îles brésiliennes de Sao Pedro et Sao Paulo. En vain.

Seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été jusqu'ici repêchés, immédiatement après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps.

Le scénario de la catastrophe reste mystérieux et ne pourra être éclairci qu'en cas de découverte des "boites noires" - l'enregistreur de données de vol et celui des conversations du cockpit. L'hypothèse d'une défaillance des sondes "Pitot" de mesure de vitesse équipant ce type d'Airbus a été émise en raison d'incidents précédents. Le BEA l'a envisagée et a émis des recommandations. Ces sondes fabriquées par Thales, qui pouvaient geler à haute altitude, ont été changées pour d'autres produits sur toute la flotte Air France après l'accident, à la demande des syndicats de pilotes.

Levif.be, avec L'Express.fr

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