Syrie: suspension des pourparlers de Genève jusqu'au 25 février

03/02/16 à 19:58 - Mise à jour à 19:58

Source: Belga

L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a annoncé mercredi une suspension des discussions de Genève sur la Syrie jusqu'au 25 février.

Syrie: suspension des pourparlers de Genève jusqu'au 25 février

© AFP

"Il y a encore du travail à faire non seulement pour nous mais aussi pour tous ceux qui sont impliqués" dans la crise syrienne, a déclaré M. de Mistura qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre de plusieurs heures avec les responsables de l'opposition syrienne dans un hôtel genevois.

L'émissaire de l'ONU a en conséquence annoncé une "pause" dans les pourparlers de paix, qui n'ont jamais décollé depuis l'arrivée des délégations de Damas et de l'opposition vendredi et samedi dernier. "J'ai déjà fixé une date pour les prochaines discussions le 25 février", a-t-il ajouté.

"J'ai dit dès le premier jour que je ne tiendrai pas des discussions simplement pour avoir des discussions", a poursuivi le diplomate onusien. "Ce n'est pas la fin ni l'échec des pourparlers", a-t-il affirmé, assurant que "les deux parties veulent voir un processus politique démarrer".

Avant la date prévue de reprise des discussions, une réunion du groupe international de soutien à la Syrie, comprenant une vingtaine de pays impliqués dans le dossier, dont les principaux soutiens du régime de Damas et de l'opposition, est prévue le 11 février à Munich.

Les discussions pour tenter de trouver une issue au conflit qui ravage le pays depuis cinq ans, arrachées sous forte pression internationale, sont plombées depuis le début par l'immense fossé séparant les ennemis syriens, et par la situation sur le terrain, où la guerre fait rage.

Le processus avaient "commencé" vendredi avec l'arrivée de la délégation du régime de Damas, qui s'était entretenue au Palais des Nations avec M. de Mistura. L'opposition, venue en Suisse le lendemain, avait à son tour rencontré le diplomate onusien dimanche, mais a refusé d'entrer dans un processus de négociations tant que ses exigences humanitaires n'étaient pas satisfaites.

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