Syrie : Reynders réclame des poursuites contre les auteurs du massacre de Houla

27/05/12 à 17:46 - Mise à jour à 17:46

Source: Le Vif

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a réclamé dimanche que les auteurs du massacre de Houla (centre de la Syrie), qui a fait vendredi une centaine de morts dont plus de 32 enfants, soient identifiés et "traduits en justice" pour rendre compte de leurs actes, tout en imputant la responsabilité au régime du président Bachar al-Assad.

Syrie : Reynders réclame des poursuites contre les auteurs du massacre de Houla

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"La Belgique condamne les actes de barbarie commis par le régime syrien, et pas seulement ce week-end", a-t-il affirmé à l'agence BELGA.

Revenant sur le massacre de Houla, le chef de la diplomatie belge a déclaré que ses auteurs "devront être identifiés et traduits devant la justice", tout en rappelant que la Cour pénale internationale (CPI) n'est en principe pas compétente pour la Syrie - qui n'a pas ratifié le Statut de Rome créant ce tribunal.

"Sous une forme ou sous une autre, les auteurs du massacre devront en rendre compte", a prévenu M. Reynders, en appelant à une nouvelle initiative du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ce dernier a en effet le pouvoir, en cas d'accord en son sein, de saisir le procureur de la CPI - jusque fin juin l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, puis la Gambienne Fatou Bensouda - en vertu du chapitre VII de la charte des Nations unies.

Le chef de la diplomatie belge a ainsi appelé la Russie à "bouger davantage pour faire cesser la violence en Syrie".

La Russie, principal soutien jusqu'à présent du régime syrien, a mis son veto à deux reprises à des résolutions du Conseil de sécurité qui condamnaient la répression sanglante en cours depuis plus d'un an en Syrie d'un mouvement de contestation. Ces violences ont fait plus de 13.000 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

M. Reynders a réitéré sa proposition de déployer une "protection armée" pour assurer la sécurité des quelque observateurs de l'ONU présents dans le pays et l'acheminement de l'aide humanitaire.

"Il faut que le Conseil de sécurité franchisse une étape supplémentaire" allant au delà de la résolution 2043 adoptée le 21 avril dernier, a-t-il fait valoir.

Le ministre a enfin salué l'annonce par son nouvel homologue français, Laurent Fabius - qu'il a rencontré vendredi à Paris - d'une prochaine réunion du Groupe des pays amis du peuple syrien.

Le Vif.be, avec Belga

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