Syrie : quatre ans, plus de 230.000 morts

09/06/15 à 13:51 - Mise à jour à 13:51

Source: Belga

La guerre en Syrie a fait plus de 230.000 morts, dont près de 11.500 enfants, depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad il y a plus de quatre ans, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Syrie : quatre ans, plus de 230.000 morts

Un combattant local, qui soutient les forces syriennes, dans un poste de garde de la ville d'Alep. © BELGAIMAGE/George Oufalian

"Nous avons comptabilisé 230.618 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011", a affirmé mardi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, une ONG qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie et qui dresse méticuleusement le bilan des morts depuis plus de quatre ans. Selon M. Abdel Rahmane, le nombre de morts dans les rangs des civils se montent à "69.494, dont 11.493 enfants". Ce bilan dénombre aussi 41.116 morts parmi les rebelles, déserteurs et djihadistes syriens, et combattants kurdes. Chez les combattants étrangers luttant contre le régime, en grande majorité des djihadistes, le nombre de morts s'établit à 31.247. Du côté des forces pro-régime, l'ONG dénombre 49.106 soldats morts, 32.533 miliciens des Forces de défense nationale, 838 membres du Hezbollah chiite libanais et 3.093 miliciens chiites venus d'autres pays. L'OSDH rapporte également 3.191 décédés dont on ignore l'identité. Le bilan ne comptabilise pas plus de 30.000 disparus dont on ignore le sort: quelque 20.000 dans les geôles du régime, 9.000 membres des forces loyalistes chez les rebelles et plus de 4.000 personnes kidnappées par le groupe extrémiste Etat islamique. L'OSDH estime que le bilan global est certainement plus élevé que les 230.000 comptabilisés. Le conflit syrien est entré le 15 mars dans sa cinquième année avec un bilan humanitaire dramatique et un régime toujours aussi brutal, enhardi par l'inertie d'une communauté internationale davantage préoccupée par les atrocités de l'EI.

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