Syrie: Poutine met en garde contre "des provocations" après l'attaque chimique présumée"

09/04/18 à 20:18 - Mise à jour à 21:06

Source: Belga

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde lundi contre "des provocations et des spéculations" qualifiées d'"inadmissibles", après l'attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma, dernier bastion rebelle en Ghouta orientale.

Syrie: Poutine met en garde contre "des provocations" après l'attaque chimique présumée"

Vladimir Poutine, le 27 mars 2018 © Reuters

Lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, "la partie russe a attiré l'attention sur le caractère inadmissible des provocations et spéculations" sur cette attaque chimique, a indiqué le Kremlin. De son côté, le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a indiqué que "la chancelière a condamné les nouvelles attaques au gaz dans la ville syrienne de Douma" au cours de cette conversation téléphonique.

Une attaque chimique présumée à Douma, bastion rebelle proche de Damas, a fait samedi 48 morts selon les Casques blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante. Les deux dirigeants ont également évoqué la situation en Ukraine, où un accord de reconduction du cessez-le-feu pour Pâques est entré en vigueur le 30 mars. Selon le Kremlin, "l'importance du respect de la trêve de Pâques a été notée", de même que "la poursuite des efforts visant à assurer les échanges d'otages illégalement détenus".

Mme Merkel et M. Poutine "se sont mis d'accord sur le fait que les accords de Minsk doivent être appliqués de façon rapide et complète", que "la récente trêve de Pâques doit être maintenue et que l'échange des prisonniers doit être accompli", a de son côté précisé Berlin. Le conflit opposant l'armée ukrainienne à des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine a fait plus de 10.000 morts depuis son déclenchement en 2014. Les accrochages sont encore nombreux, en dépit des accords de paix de Minsk signés en février 2015. (Belga)

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