Syrie: Obama-Poutine, un accord est possible si ...

03/10/15 à 09:15 - Mise à jour à 09:15

Source: Belga

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie, où elle mène des bombardements depuis mercredi, était une "catastrophe assurée".

Syrie: Obama-Poutine, un accord est possible si ...

septembre Barack Obama et Vladimir Poutine, à l'assemblee des Nations Unies, à New York le 28 septembre 2015 © REUTERS/Kevin Lamarque

Le président russe Vladimir Poutine "ne fait pas la différence entre le groupe Etat islamique et une opposition (syrienne) sunnite modérée. De leur point de vue, ce sont tous des terroristes. Et c'est une catastrophe assurée", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse.

Les frappes aériennes de Moscou "contre l'opposition modérée (syrienne) vont être contre-productives", a-t-il insisté.

M. Obama a jugé "possible" de trouver avec Moscou une solution politique si la Russie reconnaît que le président syrien Bachar al-Assad doit partir.

"Nous maintiendrons des contacts (avec Moscou, NDLR) mais nous n'allons pas pouvoir tenir ces négociations s'il n'y a pas une reconnaissance qu'il doit y avoir un changement de gouvernement" en Syrie, a déclaré M. Obama.

"Le problème ici, c'est Assad et la violence qu'il inflige au peuple syrien, et ça doit s'arrêter", a noté le président américain. "Et pour que ça s'arrête, nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties concernées mais nous ne sommes pas prêts à coopérer avec une campagne russe qui essaie simplement de détruire quiconque est dégoûté et en a marre du comportement de M. Assad", a expliqué M. Obama.

Déclenché en mars 2011, le conflit en Syrie, déjà très complexe, a pris un nouveau tournant avec l'implication des Russes, alliés indéfectibles du régime de Bachar al-Assad, qui ont lancé leurs premières frappes mercredi contre l'EI. Ce groupe ultraradical a pris le contrôle de la moitié du territoire syrien.

Une coalition d'une soixantaine de pays dirigée par les Etats-Unis --et à laquelle la Russie ne participe pas-- mène, elle, depuis septembre 2014 des frappes contre l'EI en Syrie.

"Nous pouvons amener le reste de la communauté internationale à une solution négociée, mais une solution militaire seule --une tentative par la Russie et l'Iran de soutenir Assad et d'essayer de pacifier la population-- va seulement les embourber", a relevé M. Obama vendredi.

De ce fait, l'espace aérien syrien est encombré, entre les missions de la coalition internationale, les raids de l'armée syrienne et désormais les Russes qui ont déployé plus de 50 avions et hélicoptères en renforts en Syrie ces dernières semaines.

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