Syrie : Les ministres belges plaident pour un plan d'urgence humanitaire

27/09/12 à 06:47 - Mise à jour à 06:47

Source: Le Vif

Le Premier ministre Elio Di Rupo et les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération au développement Didier Reynders et Paul Magnette ont rencontré mercredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Syrie : Les ministres belges plaident pour un plan d'urgence humanitaire

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Cette réunion a eu lieu en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Ils ont rappelé leur plaidoyer pour un plan d'urgence humanitaire pour la Syrie. Quelque 140 réunions bilatérales sont planifiées cette semaine à l'agenda de Ban Ki-moon. Mercredi après-midi, il a pris le temps de rencontrer la délégation belge qui lui a présenté ses priorités.

Les ministres ont souligné que la communauté internationale ne devait pas perdre des yeux la situation dans la région des Grands Lacs, et donc surtout le conflit à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Ils ont également plaidé pour une solution d'urgence humanitaire pour la population en Syrie.

Il est certain qu'aucune avancée politique sur la Syrie ne sera enregistrée à New York. C'est pourquoi la Belgique a axé son discours sur le volet humanitaire, cherchant avec ses partenaires européens un soutien à une résolution qui mette la pression à la fois sur le régime du président al-Assad et sur l'opposition.

Tout comme la Croix-Rouge et d'autres ONG, la Belgique souhaite que des hôpitaux soient aménagés partout en Syrie, dans lesquels la population locale puisse être soignée dans des conditions de sécurité suffisantes.

"Nous défendons des standards minimums", a expliqué M. Reynders. "Les gens de Syrie, aussi bien ceux qui ont été blessés dans le conflit que ceux qui n'ont habituellement pas d'accès aux soins de santé de base, doivent recevoir de l'aide. Il est évidemment aussi important que le personnel médical puisse avoir accès (à ces hôpitaux)."

On ignore encore comment ces hôpitaux doivent être protégés. "Pour commencer, un appui commun du régime et de l'opposition doit suffire", a dit M. Reynders. Ce dernier n'exclut pas pas a priori la mise en place, à terme, d'une mission d'observation des Nations unies.

Le ministre Magnette insiste toutefois sur le fait que cette protection ne doit pas avoir de caractère militaire. "Le but n'est pas que des véhicules blindés fassent des rondes à ces endroits", a-t-il ajouté. La Croix-Rouge ne doit en effet pas perdre son caractère de neutralité.

Le plaidoyer des ministres belges a principalement reçu des réactions positives, notamment de la part de Ban Ki-moon, a-t-on indiqué. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a rencontré mardi soir M. Reynders, s'est montrée dans un premier temps plutôt sceptique. Recevoir l'appui de la Russie, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, ne sera pas facile, "mais vous pouvez sûrement essayer", a dit Mme Clinton. Mercredi soir, M. Reynders devait s'entretenir avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.

M. Di Rupo avait déjà plaidé pour un plan d'urgence pour la Syrie la semaine dernière auprès du Premier ministre chinois Wen Jiabao, lors de sa visite à Bruxelles.

LeVif.be, avec Belga

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