Syrie: les experts débarquent

26/12/11 à 16:03 - Mise à jour à 16:03

Source: Le Vif

Damas doit accueillir ce lundi soir 50 experts dépêchés pour faire appliquer le plan de sortie de crise de la Ligue arabe. En marge de ces pourparlers, les violences se poursuivent à Homs, centre de la contestation.

Syrie: les experts débarquent

© Reuters

Les premiers observateurs envoyés par la Ligue arabe sont attendus ce lundi soir en Syrie, avec pour mission de faire enfin appliquer le plan de sortie de crise repoussé Damas depuis le 2 novembre. Le texte prévoit l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

Jeudi, une première équipe d'observateurs est arrivée à Damas pour préparer la mission des observateurs. Dimanche, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui dirige le groupe d'observateurs, est arrivé sur place, selon un responsable syrien. Une délégation de 50 experts devrait le rejoindre ce lundi soir.

L'effectif pourrait ensuite croître pour atteindre 150 à 200 observateurs, tous des experts civils ou militaires arabes qui travailleront sous la houlette du général al-Dabi.

Situation "effrayante" à Homs
Ces derniers jours, les violences se sont poursuivies dans le pays. Lundi, au moins 20 civils ont été tués à Baba Amro, quartier sunnite opposé au régime de Bachar al-Assad, à Homs, dans le centre de la Syrie, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "La situation est effrayante et le pilonnage est plus intense que les trois derniers jours", a affirmé l'Observatoire, basé au Royaume-Uni, citant un militant sur place.

L'OSDH, tout comme le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition, a exhorté dimanche la Ligue arabe -et donc les observateurs-, à se rendre à Homs, où des milliers de soldats "assiègent" un quartier insurgé. Le CNS parle d'un "bombardement sans discontinuer de Homs qui dure depuis des jours".

Les Nations unies ont évalué la semaine dernière à plus de 5000 le nombre des victimes de la répression depuis le début des troubles au mois de mars. Mais ce bilan s'est encore alourdi depuis, renforçant les craintes de voir la Syrie basculer dans une guerre civile.

LeVif.be avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires