Syrie: BHL s'en mêle

03/08/12 à 10:36 - Mise à jour à 10:35

Source: Le Vif

Le philosophe Bernard-Henri Lévy déplore ce vendredi dans une interview au Parisien l'attentisme du président de la République qui n'a pas tenu sa promesse de "chasser" le dictateur syrien Bachar al-Assad.

Syrie: BHL s'en mêle

© Reuters

BHL s'en mêle. Dans une interview au Parisien, Bernard-Henri Lévy affirme être déçu par la gestion du dossier syrien par François Hollande. Dans les colonnes du quotidien, le philosophe somme ainsi le chef de l'État de tenir ses promesses et d'agir au plus vite pour trouver une sortie de crise.

"Ce dont je suis sûr, c'est qu'il n'a pas fait ce qu'il avait promis le 29 mai sur France 2. Il parlait ce soir-là de 'chasser' Bachar al-Assad. Et il n'excluait pour cela aucun moyen, même militaire. Nous sommes loin du compte", critique le philosophe.

Alors que les massacres se poursuivent en Syrie, notamment à Alep, Bernard-Henri Lévy s'avoue "déçu" par François Hollande et particulièrement par sa passivité. "Devant ce qui restera peut-être comme la grande épreuve historique, politique, morale, du quinquennat, cet attentisme, ce flot de bonnes paroles sans effet, ce n'est plus possible", ajoute-t-il.

La France a pris mercredi la présidence du Conseil de sécuritéde l'ONU, une position qui pourrait peut-être créer un sursaut au sein de la communauté internationale, espère BHL. "On va voir ce que Fabius en fera (de la présidence du Conseil ndlr). L'histoire n'est jamais complètement écrite, vous savez. Et il n'est pas rare qu'une parole, une simple parole, si elle est inspirée et forte, crée un électrochoc mondial et touche la conscience universelle. Y compris, pourquoi pas, la conscience chinoise ou russe. Attendons. Espérons."

"On m'a critiqué sur la Libye mais moi, au moins, j'ai agi"
En 2011, Bernard-Henri Lévy avait épaulé Nicolas Sarkozy dans le conflit libyen qui avait débouché sur une intervention de la communauté internationale et sur la chute de Kadhafi. Souhaitait-il, sur le dossier syrien, soutenir une nouvelle fois son ami Sarkozy?
Lundi, l'ancien chef de l'Etat aurait en effet, depuis le Maroc, réagi sur la gestion par Hollande de la crise syrienne. "On m'a critiqué sur la Libye mais moi, au moins, j'ai agi", aurait-il déclaré en petit comité, selon Le Parisien. Selon l'ancien président, François Hollande n'aurait pas encore pris "la dimension" de son poste.
Mais devant l'émoi provoqué par ces déclarations, son attachée de presse, Véronique Waché, a pris soin de préciser le réseau social Twitter que Nicolas Sarkozy ne s'était "jamais entretenu avec un journaliste du quotidien", "contrairement à ce que suggère Le Parisien", notamment par l'utilisation de propos entre guillemets. Vraies fausses déclarations?

LeVif.be avec L'Express

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