Syrie: amnistie générale pour les "crimes commis lors des événements"

15/01/12 à 10:48 - Mise à jour à 10:48

Source: Le Vif

Le président syrien Bachar al-Assad a promulgué une "amnistie générale pour les crimes commis pendant les événements" qui secouent le pays depuis le 15 mars, a annoncé dimanche l'agence officielle Sana.

Syrie: amnistie générale pour les "crimes commis lors des événements"

© Image Globe

"Le président Assad a promulgué un décret stipulant une amnistie générale pour les crimes commis pendant les événements, entre le 15 mars 2011 et le 15 janvier 2012", a indiqué Sana sans donner plus de détails.

Depuis la mi-mars, la Syrie est secouée par une révolte populaire sans précédent contre le régime du président Assad, dont la répression a fait plus de 5.000 morts, selon l'ONU. Mais les autorités syriennes ne reconnaissent pas l'ampleur de cette contestation et accusent des "gangs armés" de semer le chaos. Elles accusent également les pays occidentaux de tramer "un complot" contre la Syrie.

Les autorités syriennes ont annoncé ces dernières semaines la libération de milliers de personnes "impliquées dans les événements et qui n'ont pas de sang sur les mains".

Début novembre, le régime avait promis une amnistie aux détenteurs d'armes qui se rendraient à la police en huit jours. Le 31 mai, le président Assad avait déjà décrété une amnistie générale incluant tous les détenus politiques y compris les membres des Frères musulmans. Et le 21 juin, il avait décrété une nouvelle amnistie générale portant sur tous les crimes commis avant le 20 juin, selon Sana.

Dans un communiqué, les Frères musulmans syriens ont jugé que l'annonce de l'amnistie n'était "ni crédible ni sérieuse". "Le régime tente de rendre crédible son projet illusoire de réconciliation et de dialogue national et c'est dans ce contexte qu'il fait des annonces à des fins propagandistes. Cette dernière annonce, la troisième depuis dix mois, n'est ni sérieuse ni crédible", ajoute le communiqué, chiffrant à 60.000 le nombre de personnes détenues depuis le début de la contestation.

LeVif.be, avec Belga.

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