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Sursis in extremis pour le condamné à mort Hank Skinner

Trois-quarts d’heure à peine avant son exécution programmée, la Cour suprême a ordonné qu’un sursis soit accordé à Hank Skinner, le temps qu’elle examine sa demande d’analyse ADN qui pourrait l’innocenter.

L’exécution du condamné à mort texan Hank Skinner a été suspendue mercredi, moins d’une heure avant l’heure prévue, par la Cour suprême des Etats-Unis, a appris l’AFP auprès de l’institution, alors que la France avait réclamé une telle mesure.

Hank Skinner, 47 ans, marié à une Française, devait recevoir l’injection mortelle à 18h locales (minuit heure belge) dans la prison de Huntsville au Texas pour un triple meurtre dont il est accusé avoir commis en 1993. La décision de la plus haute juridiction des Etats-Unis est intervenue trois-quarts d’heure avant qu’il fasse les huit pas le séparant de la tablette où il devait recevoir l’injection mortelle.

M. Skinner réclame le droit de faire comparer son ADN à celui retrouvé sur des éléments recueillis sur la scène du crime, afin de prouver son innocence. Comme un jury l’a déclaré coupable en 1995, le Texas, qui détient tous les records en matière d’exécution, refuse de pratiquer ces tests, même aux frais du condamné.

La Cour suprême doit maintenant décider si elle se saisit de son
recours sur le fond sans quoi une nouvelle date d’exécution sera
décidée, précise-t-elle dans sa courte décision. Le sursis risque donc d’être de très courte durée.

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