Stimulant, drogue des djihadistes, aphrodisiaque... les multiples vies du Captagon

30/10/16 à 10:26 - Mise à jour à 10:26

Source: Le Vif/l'express

Autrefois médicament commercialisé en Europe, la pilule doperait aujourd'hui les djihadistes. Le Captagon n'est pourtant pas l'apanage des guerriers. Son usage est d'abord civil. Surtout en Arabie saoudite, où on le consomme comme du Viagra. Récit.

Son nom est Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz. Ce tout jeune trentenaire est l'un des (très nombreux) petits-fils du fondateur de l'Arabie saoudite, Ibn Saoud. Son statut diplomatique lui évite tout contrôle douanier lors de ses voyages. C'est sans doute ce qui l'a conduit à manquer de discrétion. Le 26 octobre 2015, il n'a pas pris la peine de dissimuler ce que lui et quatre compagnons transportaient dans plusieurs dizaines de bagages : deux tonnes de pilules de Captagon, qu'il s'apprêtait à embarquer dans un jet privé en partance pour Riyad, depuis l'aéroport de Beyrouth. L'émir est depuis écroué, accusé de contrebande et de trafic de drogue. Comment ce produit s'est-il retrouvé, en de telles quantités, dans ces valises ? Qui le consomme ? Et pourquoi ?
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