Somalie: une attaque de Chabab tue des dizaines de soldats

26/06/15 à 19:04 - Mise à jour à 19:04

Source: Belga

Des dizaines de personnes, en majorité des soldats burundais, ont été tuées vendredi à Lego par les islamistes shebab dans l'attaque d'une base de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), selon des témoins.

Somalie: une attaque de Chabab tue des dizaines de soldats

© AFP

Si le bilan était confirmé, cette attaque serait l'une des plus meurtrières de ces dernières années contre l'Amisom, présente en Somalie depuis 2007 pour appuyer les fragiles autorités somaliennes dans leur combat contre les shebab. "Les combats ont été les plus violents jamais observés dans la zone, les combattants shebab ont complètement pris le contrôle de la base et tué de nombreux soldats", a déclaré un chef local du village de Lego, situé à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio.

Des témoins ont parlé d'au moins 50 morts, mais l'attaque a eu lieu dans une région difficile d'accès et aucun bilan officiel n'a encore été fourni. Les shebab avaient affirmé vendredi matin s'être emparés de cette base de l'UA, située sur la route reliant Mogadiscio à la ville de Baïdoa, avoir fait "des dizaines" de morts et saisi des armes. Ils avaient aussi assuré que leur drapeau flottait désormais sur la base. Leur porte-parole, Ali Mohamud Rage, a salué "un jour heureux pour la nation musulmane".

L'Amisom a condamné l'attaque et confirmé des "pertes" au sein du contingent burundais, sans fournir de détails. Son chef, Maman Sidikou, a cependant assuré que l'attaque "n'entamerait pas (la) détermination (de la Force) à continuer de soutenir le gouvernement et le peuple somalien jusqu'à ce qu'ils soient libérés du terrorisme". Un porte-parole de la force, le lieutenant colonel Paul Njuguna, avait auparavant précisé que les combats avaient duré plusieurs heures sur la base, et que des renforts avaient été envoyés sur place. Selon des habitants, le raid a commencé avec une attaque-suicide à la voiture piégée sur l'entrée de la base, avant que des dizaines de miliciens armés de mitraillettes et de lance-grenades ne donnent l'assaut.

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