Gérald Papy
Gérald Papy
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express
Opinion

17/09/16 à 16:00 - Mise à jour à 15:59

"Si on veut pacifier la Syrie, il faudra composer avec le diable d'hier"

Dans un contexte syrien très complexe, et après l'accord de cessez-le-feu obtenu il y a quelques jours, un constat s'impose: pour parvenir à s'en sortir, les Américains devront composer avec les Russes, les insurgés avec al-Assad, les Kurdes avec les Turcs et enfin les Russes avec les rebelles syriens.

La probabilité que Barack Obama puisse s'enorgueillir du respect de la trêve en Syrie lors de son dernier discours de président américain à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, le 20 septembre à New York, est aussi grande que la chance de voir la prétendante à sa succession, Hillary Clinton, arrêter de louvoyer avec la vérité sur ses communications numériques ou sur son état de santé. Et pourtant, la tragédie du conflit syrien (5 ans de combats, 300 000 morts, 12 millions de déplacés et de réfugiés) interdit de sombrer dans le cynisme. Cette guerre est, il est vrai, d'une telle complexité et d'une telle violence dans la durée que le scepticisme ne peut que prévaloir après l'accord de cessez-le...

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