Ségolène Royal : "Je ne suis pas un robot"

14/06/12 à 08:33 - Mise à jour à 08:33

Source: Le Vif

La candidature de Ségolène Royal aux législatives est mise à mal. Son rival de gauche, Olivier Falorni, est donné vainqueur dans les derniers sondages après l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler. Dans Libération, l'ex-candidate explique que la pique de la première dame l'a blessée.

Ségolène Royal : "Je ne suis pas un robot"

© Image Globe

C'était trop dur. C'est ainsi que Ségolène Royal explique, ce mercredi soir à La Rochelle, le temps qu'elle a mis à réagir au tweet de Valérie Trierweiler. Dans Libération, elle compare "la trahison politique" du dissident Olivier Falorni à celle d'Eric Besson en 2007.

"Je n'ai pas voulu volontairement réagir hier (mardi) car le coup était trop violent, ça ne veut pas dire que je ne suis pas meurtrie, je ne suis pas un robot...", a déclaré Ségolène Royal lors d'une réunion électorale à La Rochelle dont les images étaient diffusées sur les chaînes de télévision. "Je demande le respect par rapport à une mère de famille dont les enfants entendent ce qui se dit...", a ajouté l'ancienne candidate à la présidentielle, ancienne compagne du chef de l'Etat et mère de ses enfants.

Dans un entretien jeudi à Libération, elle explique à nouveau : "Face à la violence du coup, je n'ai pas voulu réagir à chaud, car je mène un combat politique difficile et je me dois de tenir bon". "En tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m'apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle", ajoute-t-elle dans le quotidien.

"Trahison intolérable"

Cette "trahison" est "intolérable", insiste Ségolène Royal. "C'est accepter de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite", explicite la présidente de la région Poitou-Charentes, en relevant que, selon ce sondage, Olivier Falorni "récupère 83% des voix de Nicolas Sarkozy et 55% des voix de Marine Le Pen" à la dernière présidentielle. Pour Ségolène Royal, le socialiste dissident "n'est pas l'homme de la majorité présidentielle, mais bien l'instrument du tout sauf Ségolène". Il bénéficie aussi, affirme-t-elle, "de certaines vieilles complicités d'appareil" parmi les "revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau".
"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", déclare encore la candidate, pour qui un vote des militants socialistes entre les candidats à la candidature dans cette circonscription (La Rochelle et l'île de Ré) "aurait divisé les socialistes locaux".

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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