Santiago Amigorena : "vivre et écrire se confondent jusqu'au vertige"

02/09/16 à 09:00 - Mise à jour à 09:24

Source: Le Vif/l'express

Quelle puissance garde-t-on des regards et des gestes qu'on a posés pour la toute première fois ? Roman proustien d'un éveil adolescent, le nouveau livre de Santiago H. Amigorena est aussi un éloge sublime de l'écriture à l'heure où s'ouvre le grand bal de la rentrée littéraire.

"Rendre l'artiste moins mystérieux ne rendra jamais son oeuvre moins énigmatique. " Paris, au mois d'août. Quand on pénètre le grand calme de l'appartement de Santiago (Horacio) Amigorena, un vaste plateau au plancher brut ponctué de livres innombrables, cette phrase tirée de son dernier roman résonne singulièrement. Interminable silhouette dont on a du mal à croire que le modeste bureau de bois derrière lequel il s'installe puisse la contenir entièrement, indomptable cascade de cheveux blancs, Santiago Amigorena possède pour l'heure un regard insondable, et pour cause : à peine revenu d'un séjour en Grèce où il a fait une chute et cassé ses lunettes, l'écrivain nous regarde derrière des verres noirs de remplacement. Ce jeu du voile et du dévoilement est à vrai dire au coeur de toute l'oeuvre de l'Argentin, entreprise autobiographique entamée il y a presque vingt ans avec Une Enfance laconique (POL, 1998).
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