Sa vie est un feuilleton: la rédemption selon John Galliano

12/08/18 à 11:43 - Mise à jour à 11:43
Du Le Vif/L'Express du 12/07/18

Adulé, honni ensuite, ce couturier acharné a passé sa vie à révéler la beauté fragile dissimulée à l'intérieur des vêtements. Et créé de purs chefs-d'oeuvre.

Episode 1: Où il retrouve, dans un ancien couvent, la puissance de son talent.

Il se tient là souvent, devant d'anciennes latrines à ciel ouvert, dont on devine les portes sous la foison des plantes grimpantes. Le délabrement de l'édifice, une bâtisse parisienne du xvie siècle au coeur du quartier de la Folie-Méricourt, est soigneusement entretenu pour en préserver l'aspect baroque. Dans la courette enchâssée, John Galliano, short long, bonnet mou, grosses chaussettes et sandalettes, boit son thé debout ; tasse à la main, il interpelle ses assistants, s'agace d'un détail, l'oeil noir ou, au contraire, d'humeur légère, parle de tout et de rien - tiens, Christopher Bailey a annoncé qu'il quittait Burberry : " What do you think about that ? " Le couturier vient ici pour fumer, aussi, des Marlboro rouges. La seule addiction à laquelle il n'a pas renoncé... Les médicaments ? Terminé. La drogue ? Il assure qu'il n'y touche plus. L'alcool ? Il affirme qu'il n'a pas bu une goutte depuis le printemps 2011. Sept ans après avoir été licencié de chez Dior pour avoir proféré des injures antisémites en état d'ivresse avancée et fait vaciller le monde de la mode, John Galliano reprend la main sur son destin. Toute rédemption a ses mystères. La sienne s'est nourrie de cette atmosphère.
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