Rupture d'un barrage au Brésil: gouvernement et Samarco signent un accord à 6,1 milliards

02/03/16 à 21:31 - Mise à jour à 21:31

Source: Afp

Le Brésil a signé mercredi un accord de 6,1 milliards de dollars avec la compagnie minière Samarco, propriétaire d'un barrage minier qui s'est rompu et a fait 19 morts fin 2015, pour réparer les dommages sociaux et environnementaux.

Rupture d'un barrage au Brésil: gouvernement et Samarco signent un accord à 6,1 milliards

© Reuters

"A moins de quatre mois de la tragédie (...) nous saluons cet accord comme un processus de réparation des dommages aux populations et de réparation de l'environnement", s'est félicitée à Brasila la présidente Dilma Rousseff lors de la signature de l'accord, qui s'étale sur 15 ans.

De ce montant, 1,1 milliard USD seront déposés par Samarco - propriétaire du barrage avec ses deux actionnaires à parts égales, les géants miniers brésilien Vale et anglo-australien BHP Billiton-, d'ici à 2018, pour "assurer la réalisation d'investissements dans 38 programmes socio-économiques et sociaux-environnementaux", selon l'accord.

Il prévoit entre autres la récupération de 40.000 hectares de zones de protection permanente qui ont été dévastées dans le bassin du fleuve Rio Doce et de 5.000 sources ainsi que la réhabilitation d'animaux sauvages.

La rupture du barrage le 5 novembre a été considérée comme "la plus grande catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil" par la ministre de l'Environnement, Izabella Teixera.

Ce barrage de déchets de minerais de fer a cédé le près de la ville historique de Mariana, dans l'Etat de Minas Gerais, libérant une gigantesque coulée de boue qui a totalement submergé le village de Bento Rodrigues.

La coulée s'est ensuite répandue jusqu'à l'océan atlantique sur 650 kilomètres à travers le lit du fleuve Rio Doce.

Sur son passage, elle a tué des milliers d'animaux, dévasté des zones de forêt tropicale protégées, et laissé 280.000 personnes sans eau.

Le gouvernement brésilien a déjà réclamé en justice 5,2 milliards de dollars aux compagnies minières responsables.

Les 17 morts et deux disparus lors de la rupture du barrage minier doivent être considérées comme "victimes d'homicides" dont la responsabilité revient aux entreprises propriétaires du barrage, a annoncé le 6 février le commissaire, Rodrigo Bustamante, en charge de l'enquête.

"Aujourd'hui nous pouvons dire que les entreprises et leurs directeurs ont une responsabilité dans les délits commis et, au moment voulu, nous déterminerons la responsabilité pénale de chacun d'entre eux", a déclaré le commissaire.

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