Riche hôtelière enlevée à Nice: l'incroyable casting des suspects

30/10/16 à 14:45 - Mise à jour à 14:45

Source: Afp

Moins d'une semaine après le spectaculaire enlèvement d'une riche hôtelière de la Riviera française, sept personnes étaient entendues dimanche par les juges à l'issue de leur garde à vue, dans une affaire à l'incroyable casting.

Riche hôtelière enlevée à Nice: l'incroyable casting des suspects

Le Grand Hotel de Jacqueline Veyrac, à Nice. © AFP

Le procureur de la République de Nice (sud-est) devrait annoncer dimanche après-midi lors d'une conférence de presse l'ouverture d'une information judiciaire pour enlèvement et séquestration en bande organisée.

Un restaurateur italien, Giuseppe S. apparaît d'ores et déjà comme le commanditaire présumé du rapt lundi de Jacqueline Veyrac, riche hôtelière niçoise âgée de 76 ans, fortuitement libérée au bout de deux jours. Installé à Nice, il avait géré, entre 2007 et 2009, le restaurant La Réserve, sur le bord de mer de Nice, un établissement appartenant à la famille Veyrac. En 2009, sa société avait été mise en liquidation et il en aurait, selon les enquêteurs, conçu une rancoeur tenace à l'égard de sa propriétaire: le rapt aurait eu pour but de récupérer ainsi l'argent perdu à l'époque.

D'autres personnes sont soupçonnées d'avoir pu participer à l'organisation elle-même de l'enlèvement: Luc G., dit "Tintin", ancien photographe de presse et paparazzi, aurait ainsi placé une balise sous le véhicule de Mme Veyrac pour la pister. Un Anglais, ancien des forces spéciales britanniques vivant en SDF à Nice, aurait assuré des surveillances. Un détective, ancien policier, aurait par ailleurs pu avoir été au courant du rapt sans prévenir la police.

La justice pourra également tenter d'établir un lien avec une précédente tentative de rapt, en 2013 de l'hôtelière, dans des circonstances similaires, que Mme Veyrac avait alors réussi à déjouer. Jacqueline Veyrac a été enlevée lundi près de son domicile niçois, dans des circonstances dignes d'un feuilleton télévisé.

Elle s'apprêtait à monter à bord de son 4x4 noir quand des individus cagoulés l'ont ceinturée et embarquée dans une fourgonnette sous l'oeil médusé de témoins.

Deux jours plus tard, un habitant d'un quartier situé sur les hauteurs de Nice remarque une fourgonnette en stationnement, sa plaque d'immatriculation à moitié détachée. En s'approchant du véhicule, il entend des appels à l'aide et découvre à l'intérieur Jacqueline Veyrac, ligotée mais saine et sauve.

D'autres pistes avaient initialement été envisagées par la justice, notamment celle d'un litige familial sur la succession paternelle, ou celle d'un conflit lié à une vente supposée du Grand Hôtel de Cannes, fleuron du patrimoine de cette famille niçoise vivant dans la plus grande discrétion.

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