Reynders à Athènes, avec au menu les migrants et la crise grecque

01/07/15 à 21:35 - Mise à jour à 21:35

Source: Belga

La crise de la migration, à laquelle la Grèce est confrontée en première ligne, figure au menu des discussions que doit avoir le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, mercredi soir avec la ministre des Politiques migratoires, Tasia Christodoulopoulou. La situation politique du pays, qui s'apprête à organiser un référendum sur les propositions faites par les créanciers d'Athènes, sera également évoquée.

Reynders à Athènes, avec au menu les migrants et la crise grecque

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Didier Reynders devait dîner mercredi soir avec Mme Christodoulopoulou. "La Grèce est confrontée à une pression migratoire maritime, avec des réfugiés arrivant de Turquie et de Libye, et terrestre, avec des migrants venant des Balkans", a souligné le chef de la diplomatie belge. Mais le sujet inévitable, et qui éclipse en partie les autres, c'est la situation politique et économique de la Grèce, alors que le plan d'aide européen est arrivé à échéance mardi et que le gouvernement a annoncé la tenue d'un référendum pour dimanche, référendum auquel il appelle à voter "non". "La manière de convoquer le référendum et de poser la question ne correspondent pas aux critères européens, comme l'a signalé le Conseil de l'Europe", a noté le ministre. La Belgique vient d'exercer pendant six mois la présidence du comité des ministres du Conseil de l'Europe. "Il est assez difficilement explicable qu'un gouvernement convoque un référendum en demandant de dire 'non'", a-t-il ajouté.

Pour autant, un "non" ne signifierait pas forcément le rejet de l'euro ou de l'Europe, comme certains dirigeants européens l'ont affirmé. "Je participe à des élections depuis une trentaine d'années, et je constate qu'on ne sait jamais vraiment tout à fait pourquoi les gens votent", philosophe Didier Reynders. Il s'est dit convaincu qu'on "peut donner du temps et réduire la charge de la dette" grecque, "mais il faut en face un vrai programme". "S'ils veulent collecter plus d'impôts, qu'ils le fassent! ", a lancé le ministre. Il a exprimé le souhait que toutes les parties cessent de se rejeter la faute des problèmes. "Je pense que les Grecs sont Européens, donc ça ne sert à rien de dire que 'c'est la faute des Européens", insiste-t-il. Jeudi, Didier Reynders rencontrera son homologue grec, Nikos Kotzias, où la situation grecque sera inévitablement évoquée. Les autres thématiques internationales, les relations avec la Turquie et avec la Russie, la Syrie, etc. seront aussi soulevées. Le ministre aura aussi un contact avec la Fédération des entreprises grecques afin de connaître son point de vue sur la crise que traverse le pays.

Mercredi soir, à Athènes, la place Syntigma (place de la Constitution) était animée, avec des militants appelant à voter non au référendum, mais il n'y avait pas encore, vers 20h00 locales (19h00 HB), de rassemblements comme la place a pu connaître lundi et mardi. Pour le reste, la vie semblait suivre son cours, avec des flots de touristes pour visiter les monuments antiques de la ville et des Athéniens vaquant à leurs occupations.

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