"Régression brutale" pour la liberté de la presse en 2014

12/02/15 à 07:59 - Mise à jour à 07:59

Source: Belga

La liberté de la presse a connu une "régression brutale" en 2014, conséquence notamment de l'action de groupes comme l'Etat islamique et les islamistes nigérians de Boko Haram, selon le classement annuel de Reporters sans frontières publié jeudi.

"Régression brutale" pour la liberté de la presse en 2014

/ © Reuters

"Il y a eu une détérioration globale, liée à des facteurs très différents, avec l'existence de guerres de l'information, l'action de groupes non étatiques qui se comportent en despotes de l'information", a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. "2014 est l'année d'une régression brutale pour la liberté de l'information. Les 2/3 des 180 pays (classés par RSF, NDLR) font moins bien que dans l'édition précédente", explique RSF qui, en parallèle, synthétise dans un indice les atteintes à la liberté de la presse. Pays jugé le plus dangereux du monde pour les journalistes par RSF, la Syrie stagne ainsi à la 177e place sur 180 -juste derrière la Chine (176e)-, devant le Turkménistan (178e), la Corée du Nord (179e) et l'Érythrée (180e), un quatuor inchangé depuis l'an dernier. L'Irak se classe 156e et le Nigeria 111e. Ces pays ont "vu cette année encore l'apparition de trous noirs de l'information", ajoute RSF, rappelant par ailleurs que "l'extension des exactions" commises par l'organisation État islamique, en Irak et en Syrie, "ont poussé à la fuite des journalistes". L'Italie, qui a vu "les menaces notamment de la mafia et les procédures en diffamation abusives exploser", chute pour sa part de 24 places, au 73e rang.

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