RDC: une ONG dénonce l'enlèvement d'une dizaine d'opposants politiques

07/01/15 à 10:43 - Mise à jour à 10:43

Source: Belga

L'ONG congolaise Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV) a dénoncé l'"enlèvement" mardi à Kinshasa "d'une dizaine d'opposants au régime du président Joseph Kabila par des policiers armés et d'autres personnes qui étaient à bord d'une jeep de la Police nationale congolaise (PNC)".

RDC: une ONG dénonce l'enlèvement d'une dizaine d'opposants politiques

Dolly Ibefo, le directeur de la Voix des sans voix. © Capture d'écran TV5 Monde

Parmi les personnes enlevées, cette ONG cite le président du Front pour un nouveau type de congolais, le professeur Kalele Ka-Bila, et le secrétaire général de l'Ecidé (un parti d'opposition), Jean-Félix Senga.

Dans un communiqué publié mardi soir, la VSV précise que "les opposants politiques ont fait l'objet d'enlèvements (au quartier) Kingasani dans la commune de Kimbanseke (dans l'est de la capitale congolaise, ndlr) pendant qu'ils distribuaient à la population des invitations à un meeting de l'opposition politique prévu dimanche 11 janvier, à l'esplanade du terrain du stade des Martyrs de la Pentecôte de Kinshasa".

Selon la VSV, ce meeting a pour objet "d'informer la population sur l'état de la nation, réitérer leur opposition à la révision de la Constitution et enfin demander le rejet en bloc de l'Office national d'identification de la population (Onip)".

Le directeur exécutif de la VSV, Dolly Ibefo, dénonce ce qu'il qualifie d'"intimidation frisant le retour des dérives totalitaires en RDC" et de libérer les personnes arrêtées, et qui sont détenues au camp militaire Kokolo. Une autre ONG, l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj), avait déjà dénoncé fin décembre les "menaces" et "intimidations" que subissent ceux qui refusent une modification de la Constitution qui permettrait au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat.

M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001, en remplacement de son père, Laurent-Désiré Kabila, assassiné. Il avait été élu en 2006 au terme des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d'un scrutin contesté par la communauté internationale et l'opposition. Selon la Constitution actuelle, il ne peut pas briguer un troisième quinquennat, mais l'opposition accuse son camp de vouloir changer la donne.

Nos partenaires