RDC: le "calme" est revenu, affirme le gouvernement

21/01/15 à 18:43 - Mise à jour à 18:43

Source: Belga

Onze personnes ont été tuées et plus de 300 arrêtées à Kinshasa, qui a connu mercredi une troisième journée de violences contre un éventuel maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, mais la situation est redevenue "calme" dans la capitale de la RDC, selon le gouvernement.

RDC: le "calme" est revenu, affirme le gouvernement

/ © AFP

"Onze personnes dont un policier et dix pillards ont été tués (depuis lundi) dans les troubles", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, à l'AFP. Un bilan qui atteint 28 morts, selon une organisation congolaise de défense des droits de l'homme, voire même "plus de 48" selon des sources locales citées par la diaspora congolaise à Bruxelles.

"Malgré quelques foyers de tension (...) la situation est calme à Kinshasa", grâce à des nouvelles "patrouilles mixtes" mêlant policiers et militaires, a ajouté M. Mende. "343 pillards vont être présentés à la justice. Ils ont arrêtés sur le terrain en flagrant délit", a annoncé le porte-parole.

Selon lui, "une cinquantaine d'acteurs économiques chinois ont été attaqués. On se demande si ce n'est pas une main noire, qui peut être non congolaise, pour décourager les investisseurs". "Les 'auteurs intellectuels' de ces actes ne seront pas à l'abri" de poursuites, a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Le signal de la radio française RFI et de la radio catholique Elikya était inaudible mercredi à Kinshasa. Leur signal a été coupé parce que les radios auraient "donné des informations concernant les manifestations", selon M. Mende. Le signal de RFI devait être rétabli sous peu, selon le gouvernement. "Quant à l'autre média, son sort sera tranché par le conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication", a expliqué M. Mende.

Le gouvernement a également réagi aux propos de l'archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo, qui a condamné "toute révision de la loi électorale" susceptible de favoriser le maintien au pouvoir de Kabila. Le recensement n'aura pas "d'incidence sur le processus électoral", a assuré M. Mende. "Si c'est cela qui l'inquiète, il peut dormir tranquille", a-t-il dit.

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