RDC : la presse spécule sur le choix du dauphin du président Kabila

12/03/15 à 17:16 - Mise à jour à 17:16

Source: Belga

Qui le président congolais Joseph Kabila va-t-il désigner comme dauphin pour l'élection présidentielle de novembre 2016, à laquelle il ne pourra participer et briguer un troisième mandat?

RDC : la presse spécule sur le choix du dauphin du président Kabila

Kinshasa © Reuters

La presse congolaise spécule à l'infini sur l'identité de ce possible successeur, avec deux noms fréquemment cités: celui du Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon et du président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko. Mais en rappelant qu'un outsider, le gouverneur sortant du Katanga, Moise Katumbi Chapwe, se tient "en embuscade".

"Candidat de la Majorité présidentielle (MP) pour 2016: Kabila va choisir entre Matata et Minaku", résumait récemment le site d'informations 7sur7.cd. Après des mois de palabres et cédant à la pression de violentes manifestations dirigées par l'opposition ainsi qu'à de discrètes interventions de l'Occident, le gouvernement de Kinshasa a - apparemment - renoncé à modifier la Constitution pour permettre à M. Kabila de briguer un troisième mandat et à amender la loi électorale pour faire d'un recensement de la population un préalable à la tenue du scrutin présidentiel.

"Maintenant que le chef de l'Etat, à moins d'un arrangement politique de dernière minute, ne va pas briguer un troisième mandat, la Majorité présidentielle se voit dans l'obligation de présenter un autre candidat. Alors ... qui portera les couleurs de la famille politique du chef de l'Etat lors de la présidentielle de 2016? ", ajoute 7sur7.cd.

Les noms les plus cités sont ceux de MM. Matata et Minaku, respectivement Premier ministre et président de l'Assemblée nationale, objets tous deux de critiques et de louanges au sein de la Majorité. Mais certains cadres de la MP évoquent aussi le nom du populaire gouverneur de la riche province du Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), Moïse Katumbi Chapwe.

Lequel a annoncé la semaine dernière qu'il quitterait toute fonction dans la province, à la suite de la loi de découpage territorial du pays en 26 entités, mais sans mettre fin à sa carrière politique, entretenant ainsi le suspense sur son éventuelle candidature à la présidentielle en 2016.

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