Rassemblement avec Erdogan en tête d'affiche pour conspuer le "terrorisme"

20/09/15 à 16:09 - Mise à jour à 16:09

Source: Belga

Environ 50.000 personnes se sont rassemblées dimanche dans un faubourg d'Istanbul pour dénoncer "le terrorisme" des rebelles kurdes, une manifestation aux allures de meeting politique pour le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan à six semaines des législatives anticipées du 1er novembre, a constaté l'AFP.

Rassemblement avec Erdogan en tête d'affiche pour conspuer le "terrorisme"

© REUTERS

La manifestation de Yenikapi, district de la rive européenne de la mégapole, est organisée à l'appel d'un collectif d'ONG et d'organisations professionnelles. Le président Erdogan et le Premier ministre intérimaire Ahmet Davutoglu doivent s'exprimer devant la foule.

D'ailleurs le chef de l'Etat a demandé à tous les citoyens d'y participer. Dans un message sur Twitter, M. Erdogan a dit: "J'invite tous les citoyens à s'unir, se rassembler et former une seule voix contre le terrorisme. Je vous invite à Yenikapi".

La place de Yenikapi réputée pour accueillir les manifestations géantes du parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir de MM Erdogan et Davutoglu, peut accueillir jusqu'à 1,5 millions de personnes.

Les participants sont uniquement autorisés à porter le drapeau turc. Beaucoup portaient un bandeau rouge ceint autour de la tête avec l'inscription: "les martyrs ne sont pas morts, la patrie ne pourra pas être divisée".

De nombreux slogans lancés par les organisateurs pouvaient aussi être entendus pour "chauffer" le public: "les Turcs et les Kurdes sont frères", "nous maudissons la terreur" mais aussi "Allah Akbar". De violents affrontements ont repris depuis la fin du mois de juillet entre les forces de sécurité turques et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les attentats des rebelles et les opérations militaires de représailles se succèdent à un rythme quotidien, surtout dans le sud-est à majorité kurde du pays.

Cette escalade a mis un terme aux fragiles discussions de paix engagées fin 2012 par le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara avec le PKK dans l'espoir de mettre un terme au conflit kurde, qui a fait quelque 40.000 morts depuis 1984.

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