Raids turcs : le PKK doit partir pour éviter les victimes civiles

01/08/15 à 14:42 - Mise à jour à 14:45

Source: Belga

Les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) doivent partir pour empêcher que les raids de l'aviation turque contre leurs positions ne fassent des victimes parmi les civils, a affirmé samedi la présidence de la région autonome du Kurdistan irakien.

Raids turcs : le PKK doit partir pour éviter les victimes civiles

Un résident de la zone kurde bombardée par la Turquie. © Reuters

"Le PKK doit éloigner son champ de bataille de la région du Kurdistan irakien pour que les civils ne deviennent pas des victimes de cette guerre", a indiqué le bureau du président de la région Massoud Barzani, dans un communiqué.

Ankara a lancé le 24 juillet une "guerre contre le terrorisme" visant simultanément les bases du PKK dans le nord de l'Irak et les combattants du groupe État islamique (EI) en Syrie. Mais les dizaines de raids aériens qui ont suivi se sont concentrés sur la guérilla kurde. Le PKK, considéré par Ankara comme "terroriste", a affirmé qu'il avait perdu peu d'hommes dans les frappes alors que l'agence gouvernementale turque Anatolie a rapporté samedi qu'environ 260 combattants de cette guérilla kurde turque avaient été tués et des centaines d'autres blessés.

Le Parti démocratique du kurdistan (PDK) de M. Barzani a toujours eu des désaccords avec le PKK même s'il a autorisé les combattants de cette guérilla à établir leurs camps dans les montagnes du Kurdistan irakien.

Dans le même communiqué, le président Barzani a pressé le PKK et le gouvernement turc de renouer leur dialogue de paix, alors que la trêve qui tenait depuis 2013 entre les deux parties a volé en éclats après les récentes violences.

"La présidence du Kurdistan demande clairement que le PKK garde ses positions militaires en dehors de la région pour ne pas donner au gouvernement turc un prétexte pour justifier ses frappes contre des civils", a dit à l'AFP Kifah Mahmoud, un conseiller de M. Barzani. "La Turquie ne bombardera pas les civils si le PKK n'a plus de bases dans la région (du Kurdistan)", a souligné ce conseiller.

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